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# Posté le mardi 29 avril 2008 12:25

RAPPORT DU SENEGAL, Concertation régionale sur la situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l'Ouest


République du Sénégal
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Un Peuple – Un But – Une Foi

RAPPORT DU SENEGAL


Concertation régionale sur la situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l'Ouest


Nouakchott/Mauritanie, du 17 au 21 Mars 2008


Mars 2008


Sommaire 2
INTRODUCTION 2
I-PRINCIPAUX RESULTATS DE LA CAMPAGNE AGRICOLE 2007-2008 2
1.1. Production agricole 2007-2008 3
1.1.1. Productions 3
1.1.2. Bilan céréalier 2007/2008 4
1.2. Analyse de l'offre et de la demande céréalière (accès aux aliments et évolution des prix des produits alimentaires- octobre 2007/Février 2008) 4
1.2.1. Prix au producteur 4
1.2.2. Prix de détail des céréales locales 5
1.2.3. Prix de détail du riz local décortiqué et des céréales importées 6
II- SITUATION NUTRITIONNELLE ET BILAN DE LA MISE EN ŒUVRE DU PLAN D'ACTION ELABORE à MBODIENE/SENEGAL, MARS 2007 7
2.1. Situation nutritionnelle en 2007 dans les zones d'intervention du PRN 7
2.2. Suivi SAP des indicateurs nutritionnels 8
2.3. Bilan de la mise en œuvre du plan d'action élaboré à Mbodiene/ Sénégal, mars 2007 8
III- ZONES IDENTIFIEES À RISQUE ALIMENTAIRE 10
IV- STRATEGIES DE SURVIE MISES EN PLACE 10
V- BESOINS D'INTERVENTION AGRICOLE D'URGENCE 11
CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS 12
ANNEXES 15


INTRODUCTION

Ce rapport fait le point sur la situation alimentaire au Sénégal en vue de la concertation régionale sur la situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l'Ouest, prévue à Nouakchott/Mauritanie, du 17 au 21 Mars2008


I-PRINCIPAUX RESULTATS DE LA CAMPAGNE AGRICOLE 2007-2008

1.1. Production agricole 2007-2008

1.1.1. Productions

La production céréalière pour la présente campagne hivernale se chiffre à 772 239 tonnes, soit une baisse de 24% par rapport à l'année dernière et de 32% par rapport à la moyenne des cinq dernières années (voir graphique 4).


Graphique 4

Le mil, le sorgho, le maïs et le riz enregistrent respectivement une baisse de production de 36%, 17%, 13% et 9% par rapport à la campagne agricole 2006/07.

S'agissant des cultures industrielles, les productions pour l'arachide d'huilerie s'élèvent à 331 195 tonnes, soit une diminution de 28% par rapport à la production de l'année dernière, et de 33% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Cette situation résulte de la baisse des rendements (30% au niveau national) et de la physionomie de cette présente campagne agricole marquée par un arrêt précoce des pluies.



Graphique 5

Pour le coton, la production se chiffre à 45 138 tonnes. Elle a enregistré une diminution de 13% par rapport à la campagne précédente et égale la moyenne des cinq dernières années.

S'agissant des autres spéculations, on constate :
• une forte baisse de 24% (52 931 tonnes l'année précédente contre 40 392 tonnes cette année) pour le niébé;
• 83% de diminution pour le sésame (25 563 tonnes en 2006/07 contre 4 331 tonnes pour cette présente campagne) ;
• une forte hausse pour le manioc, 155% (120 841 tonnes en 2006/07 contre 308 312 tonnes en 2007/08).

1.1.2. Bilan céréalier 2007/2008

L'analyse du bilan céréalier prévisionnel fait ressortir les éléments suivants :

- les disponibilités internes comprenant la production nationale nette (697 394 T) et les stocks (148 604 T) sont évalués à 845 998 tonnes et couvrent 38 % des besoins céréaliers nationaux estimés à 2 214 490 tonnes.
Le déficit brut avant importation est de 1 368 492 tonnes.

- le programme d'importation porte sur un volume de 1 120 060 tonnes (commerciales 1 109 400 tonnes et aides alimentaires 10 660 tonnes), dont 810 660 tonnes de riz ; 295 800 tonnes de blé et 13 600 tonnes de maïs.

Sur la base des informations actuellement disponibles, il est constaté un déficit prévisionnel après importation de 248 432 tonnes de céréales entières et une disponibilité céréalière apparente de 172 kg/hbt.


1.2. Analyse de l'offre et de la demande céréalière (accès aux aliments et évolution des prix des produits alimentaires- octobre 2007/Février 2008)

1.2.1. Prix au producteur

Les baisses progressives des productions au cours des trois dernières campagnes agricoles ont négativement impacté sur les cours des céréales dans les marchés ruraux. Conséquemment, les offres sont modiques et les prix pratiqués ont connu une ascendance prématurée. Ces prix n'ont été collectés que dans une aire restreinte située sur l'axe Fatick-Kaolack-Tambacounda. Ainsi, dès le mois d'octobre 2007, les prix au producteur des céréales locales ont amorcé inexorablement une tendance haussière qui s'explique par :

 l'épuisement des réserves paysannes durant la période de soudure 2007/08 ;
 le niveau élevé et inflationniste des prix depuis le mois de juin 2007 ;
 les mauvais résultats enregistrés lors de la campagne agricole 2007/08 qui se sont soldés par des baisses de 24 % sur les céréales et 28 % sur l'arachide par rapport à la dernière campagne. Par rapport à la moyenne des cinq dernières années, ces baisses sont de 32 % et 33 % respectivement.
 les difficultés observées dans le déroulement de la campagne officielle de collecte de l'arachide et notamment la vente de la production dans les marchés parallèles.

Durant la période allant de novembre 2007 à février 2008, les producteurs ont cédé les céréales dans les fourchettes ci après : « 149-157 » F CFA/kg pour le mil souna, « 139-145 » F CFA/kg pour le sorgho et « 140-145 » F CFA/kg pour le maïs. Ce niveau élevé des prix contraste avec celui des prix relevés à la même période l'année dernière. En effet, au cours des cinq premiers mois de la phase de commercialisation des produits agricoles (octobre 2006 – février 2007), les prix s'établissaient comme suit : « 101-119 » F CFA/kg pour le mil souna, « 110-123 » F CFA/kg pour le sorgho et « 98-130 » F CFA/kg pour le maïs.

Pour une meilleure appréciation de la situation, le graphe et le tableau ci-dessous illustrent le comportement des prix pratiqués dans les marchés ruraux.


Graphique 6

oct-07 nov-07 déc-07 janv-08 févr-08
MIL_PROD 128 149 148 157 154
SOR_PROD 133 146 139 141 145
MAIS_PROD 117 143 138 144 146
Tableau 1 : évolution post campagne des indices de prix en gros des céréales

1.2.2. Prix de détail des céréales locales

A l'instar des prix au producteur, ceux de détail ont épousé la même allure. Les prix moyens mensuels pratiqués sont relativement élevés par rapport à cette période qui correspond à la première phase de commercialisation des céréales locales. Cette situation exceptionnelle s'explique par la faiblesse ou l'absence des transferts des zones rurales vers les zones déficitaires et les marchés urbains. Ainsi, les céréales locales sont chèrement acquises par les consommateurs à cause du faible niveau d'approvisionnement des marchés et de la forte demande. Les prix moyens mensuels ont évolué dans les fourchettes suivantes : « 185-190 » F CFA/kg pour le mil souna, « 177-193 » F CFA/kg pour le sorgho et « 160-183 » F CFA/kg pour le maïs.
La faible baisse des prix observée durant le mois de décembre, s'explique par la faible demande occasionnée par les préoccupations relatives à la fête de Tabaski et n'a été que de courte durée. Par contre, la situation vécue lors de la campagne agricole précédente (2006/07) a été plus reluisante pour les consommateurs. Les céréales locales étaient offertes dans des fourchettes plus raisonnables, à savoir : « 150-160 » pour le mil souna, « 160-180 » pour le sorgho et « 150-160 » F CFA/kg pour le maïs.


Graphique 7

oct-07 nov-07 déc-07 janv-08 févr-08
MIL_DETAIL 185 189 180 193 190
SOR_DETAIL 193 189 177 189 187
MAIS_DETAI 174 171 160 182 181
Tableau 2 : évolution post campagne des indices de prix au détail des céréales

1.2.3. Prix de détail du riz local décortiqué et des céréales importées

Le riz local décortiqué : du mois d'octobre 2007 au mois de février 2008, les prix de détail du riz local décortiqué ont oscillé dans la fourchette « 210-245 » F CFA/kg, soit une moyenne semestrielle de 228 F CFA/kg. Ce niveau élevé des prix s'explique par la modicité des disponibilités et par le rehaussement des prix du riz importé qui a occasionné une forte demande du riz local dans les zones de consommation. Toutefois, le riz local reste toujours plus accessible que le riz importé. Par rapport à la situation du marché à la même période de la campagne agricole précédente, les prix pratiqués cette année sont nettement supérieurs. Le prix moyen semestriel est passé respectivement de 196 F CFA/kg (octobre 2006-février 2007) à 228 F CFA/kg (octobre 2007 – février 2008), soit un taux d'accroissement annuel de + 16 %.

Concernant les céréales importées (riz et maïs) la situation se présente comme suit :

Le riz importé : le volume des importations de cette céréale est toujours important. Ses prix ont subi de fortes hausses durant le dernier semestre. D'octobre 2007 à février 2008, les prix moyens mensuels se sont caractérisés par une allure haussière ininterrompue. Ainsi, durant cette période, les prix moyens mensuels ont évolué dans la fourchette « 234-270 » F CFA/kg, soit une moyenne semestrielle de 249 F CFA/kg. Cette tension est liée à des facteurs exogènes internationaux (hausse des prix sur le marché international, forte demande, hausse des coûts de transport, etc.). Il en résulte un important écart des prix entre la période octobre 2007-février 2008 et la période octobre 2006-février 2007. Le prix moyen semestriel est passé respectivement de 220 F CFA/kg à 249 F CFA/kg, soit un écart net de 29 F/kg.
Le maïs importé : compte tenu de la faible production locale et de la forte demande, les importations de cette céréale ont repris plutôt que d'habitude (novembre 2007). Ses prix ont évolué dans la fourchette « 165-188 » F CFA/kg et ont contribué à atténuer l'inflation des prix du maïs local. A l'instar des autres céréales, le prix moyen semestriel du maïs importé est marqué par un accroissement annuel net qui se chiffre à 20 F/kg.


Graphique 8

oct-07 nov-07 déc-07 janv-08 févr-08
MAIS_IMP 165 169 175 183 188
RIZ_IMP_BR 234 241 245 256 270
RIZ_LOC 208 230 244 234 226
Tableau 3 : évolution post campagne des indices de prix au détail des céréales et du riz importés

II- SITUATION NUTRITIONNELLE ET BILAN DE LA MISE EN ŒUVRE DU PLAN D'ACTION ELABORE à MBODIENE/SENEGAL, MARS 2007

L'état nutritionnel des populations s'apprécie à travers ceux des enfants, des femmes en âge de procréer et femmes enceintes. Ainsi les indicateurs utilisés permettent de déterminer le degré d'émaciation ou d'anémie chez ces catégories.

2.1. Situation nutritionnelle en 2007 dans les zones d'intervention du PRN

Le programme de renforcement de la nutrition intervient dans 29 districts de santé sur 63 existants et couvre 23% des enfants âgés de moins de 05 ans. Les activités de suivi promotion de la croissance sont menées mensuellement sur la base de l'indice Poids/Age avec comme cible les enfants de 0 à 24 mois. Partant des résultats des enquêtes MICS et EDS, il apparaît que la prévalence de la malnutrition est plus faible dans les zones d'intervention du PRN.


Mois Janv Fev Mars Avril Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Dec
% enfants malnutris 6 9 8 10 10 10 10 10 10 9 10 9
Tableau 4 : Evolution de la malnutrition en zone urbaine en 2007


Mois Janv Fev Mars Avril Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Dec
% enfants malnutris 8 8 7 8 8 10 11 12 11 12 11 10
Tableau 5 : Evolution de la malnutrition en zone rurale en 2007


2.2. Suivi SAP des indicateurs nutritionnels

Les données analysées sont collectées mensuellement par les correspondants régionaux du Système d'Alerte Précoce (SAP) du SE/CNSA sur la base des registres de consultations des enfants et des femmes dans les structures de santé au niveau départemental (à l'exception des départements de Dakar, Pikine et Guédiawaye).

Cependant l'enquête EDS-IV et les résultats obtenus auprès du dispositif d'information du SAP n'ont pas établi de lien entre la très faible production céréalière au cours cette campagne et l'état nutritionnel des populations.

2.3. Bilan de la mise en œuvre du plan d'action élaboré à Mbodiene/ Sénégal, mars 2007

Dans le cadre du suivi de la mise en œuvre des recommandations de l'atelier sous régional de Mbour (22 et 23 mars 2007) sur le thème « quels indicateurs nutritionnels à intégrer dans la surveillance et l'alerte précoce en Afrique de l'Ouest ? », une série de rencontres ont été organisées avec la participation de toutes les structures qui concourent à la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

A l'issue des séances de travail, les points suivants ont été retenus :

• Le diagramme de maigreur utilisé dans tous les postes de santé au Sénégal dans les années 90 pourrait être réintroduit afin de collecter régulièrement les données sur l'indice Poids / Taille qui est un indicateur permettant la surveillance et surtout pouvant servir à donner l'alerte précoce. En effet, la finalité du système de surveillance est de recueillir des informations pertinentes pouvant aider à la prise de décision. La mesure de la taille est nécessaire mais ne se fait pas aujourd'hui.

• L'indice Poids / âge actuellement mesuré au niveau des sites communautaires est collecté par les postes de santé qui remontent l'information jusqu'au niveau régional, en passant par les districts sanitaires. Il y a lieu de renforcer le système de collecte de cet indicateur dont la disponibilité est garantie actuellement.

• consulter les données de l'enquête EDS IV où l'indice Poids / Taille a été mesuré et faire une cartographie de ces données qui sont les plus récentes (2005).

• Garder toujours à l'esprit que la sécurité alimentaire est un des déterminants de la malnutrition (déterminant sous jacent). Beaucoup d'autres facteurs ont un impact sur l'état nutritionnel de la population. Donc il va falloir être prudents dans les conclusions et les corrélations faites entre la situation alimentaire et la situation nutritionnelle.

• Analyser en détail les expériences du Mali, du Niger et du Burkina Faso en matière de surveillance alimentaire et nutritionnelle pour s'en inspirer en vue d'adaptation dans notre contexte. Il faut aussi évaluer la nécessité d'effectuer une mission sur place pour mieux s'imprégner de ces expériences.

• L'enquête agricole étant prévue chaque année, il faut dés à présent choisir des indicateurs nutritionnels à y intégrer. Cette enquête porte sur 3000 exploitations agricoles et il serait intéressant d'élargir la gamme des paramètres à collecter avec les données nutritionnelles : périmètre brachial, poids, Taille.

Comme le poids pour taille est un indicateur de malnutrition aigue, il a été proposé de fixer des seuils d'alerte dans le cadre de son intégration SAP qui est d'abord un instrument devant permettre de détecter les signes avant-coureurs d'une situation indésirable en vue de mettre en place des mesures idoines.

Pour les cibles, le choix a été porté sur les enfants de 1 à 5 ans et les femmes en âge de procréer par une détermination régulière de leur IMC.
Le mécanisme de collecte de ces indicateurs doit être bien établi surtout par l'étude de la période, de la faisabilité et l'harmonisation des moyens de collecte.

Pour la finalisation du plan d'action qui a été présenté lors de l'atelier régional, Il a suggéré un certain nombre d'activités :

- l'organisation d'un atelier de 2 jours regroupant les membres du groupe de réflexion pour la revue des indicateurs ;
- l'organisation d'ateliers décentralisés par axes pour la validation des indicateurs sélectionnés au niveau des régions ;
- la budgétisation de la mise en place des mécanismes de collecte ;
- l'intégration des scores de diversité alimentaire, les échelles d'insécurité alimentaire, les modes de consommation alimentaire au niveau de la recherche action.

Des rencontres restreintes entre le Secrétariat Exécutif du Conseil National de Sécurité Alimentaire (SECNSA) et la Division de l'Alimentation de la Nutrition et de la Survie de l'Enfant (DANSE) au Ministère de la Santé ont débouché à la finalisation du plan d'action.

Des présentations relatives au mode de fonctionnement du Système d'Alerte Précoce (SAP), à la réalisation du bilan alimentaire et l'enquête agricole doivent être faites par les principaux acteurs impliqués lors de la prochaine réunion pour permettre une bonne mise à niveau de tous les membres du Groupe de Réflexion.

Dans le cadre du choix d'indicateurs nutritionnels à intégrer dans la prochaine enquête agricole, les modes de consommation alimentaire et la mesure du périmètre brachial ont été proposés pour faire partie des données à ajouter au niveau des fiches.

Concernant la cartographie des zones vulnérables, le Groupe a fait cas de son manque d'expérience dans ce domaine et envisage donc de demander au PAM qui procède à des cartographies (VAM) de faire une présentation de la méthodologie qu'il utilise.

Des contacts seront donc menés au niveau des structures concernées pour l'identification de personnes en vue des exposés relatifs aux thèmes suscités (SAP, Bilan alimentaire, VAM, enquête agricole).
Les concours des pays du Mali, Burkina et Niger seront aussi sollicités en vue de nous inspirer de leurs outils et de leurs méthodologies.

Enfin, il a été demandé de faire le plaidoyer au niveau de tous les partenaires oeuvrant dans le domaine de la nutrition et de la sécurité alimentaire pour l'appropriation du plan d'action.


III- ZONES IDENTIFIEES À RISQUE ALIMENTAIRE

Au regard de la configuration de l'hivernage 2007 et divers autres facteurs défavorables, la situation alimentaire reste préoccupante pour bon nombre de populations vivant dans les zones identifiées comme à risque.

En effet, la mission conjointement menée par le Gouvernement en partenariat avec les organismes partenaires (PAM, FAO, OCHA, OXFAM) du 16 au 26 janvier 2008, a permis d'établir la situation des zones à risque alimentaire selon le tableau qui figure en ANNEXE N°1.

Pour l'élevage la situation des estimation des effectifs concernés par l'aide d'urgence (30 % du noyau sensible + les équins) est établie comme suit :

Départements Bovins Ovins et caprins Equins
Saint-Louis 714 1 986 300
Dagana 4 482 6 246 1200
Podor 12 240 28 164 10 400
Linguère 12 540 48 564 9300
Louga 7 860 23 016 35 200
Kébémer 3 120 48 060 18 000
Matam 5 544 23 904 8 900
Kaffrine 9 666 11 340 27 900
TOTAL 56 166 191 280 111 200
Tableau 6 : effectifs des animaux domestiques concernés par l'aide d'urgence

IV- STRATEGIES DE SURVIE MISES EN PLACE

L'analyse des informations recueillies sur les stratégies locales d'adaptation des populations révèle un choix prioritaire pour :

- l'exode surtout au niveau des jeunes.
- Il y'a aussi le cas des femmes qui développent des activités professionnelles secondaires (linge, petit commerce......) dans les centres urbains.
- Des cas isolés d'AGR ont été notés surtout dans le domaine du maraîchage notamment dans les départements de Kaffrine /Koungheul.
- Le déstockage d'animaux (petits ruminants surtout) est aussi pratiqué même si c'est en dernier recours dans certaines zones.
- Il a été noté également un début de modification dans l'alimentation aussi bien du point de vue qualitatif que quantitatif.
o Ces observations se caractérisent chez certains ménages par la réduction, d'une part du nombre de repas quotidien chez les adultes et
o d'autre part réduction des condiments entrant dans la composition de ces repas
o et enfin, la consommation des aliments de pénurie dans certains endroits du pays, ce qui a pour conséquence une baisse de la qualité nutritionnelle de l'alimentation.

V- BESOINS D'INTERVENTION AGRICOLE D'URGENCE

• Compte tenu de la situation décrite plus haut et des perspectives de difficultés alimentaires annoncées, le Comité National Technique mis en place par le Premier Ministre a préparé et soumis à l'autorité de tutelle un projet de programme d'appui en vivres de soudures pour les populations les plus touchées (Cf. ANNEXE 1).

• Pour l'Elevage, les besoins d'aide d'urgence, ont été évalués en ciblant les zones les plus précaires, où le noyau sensible des ruminants (jeunes, femelles allaitantes et gestantes) ainsi que les chevaux de trait sont davantage soumis au risque de malnutrition voire de mortalité. Il s'agit des zones nord de faible productivité fourragère, où le départ des éleveurs en transhumance est précoce (départements de Saint-Louis, Podor, Dagana, Matam, Louga, Linguère et Kébemer) ainsi que les zones d'accueil comme Kaffrine au centre sud du Sénégal.

Il ne s'agit pas de couvrir les besoins des animaux mais plutôt d'apporter une ration de survie à 30 % des animaux du noyau sensible exposé au risque. Cette ration est estimée à ;
• Bovins : 120 jours x 1 kg x N
• Ovins et caprins : 120 jours x 0,5 Kg x N
• Equins : 120 jours x 1 kg x N


N : Effectifs des animaux soumis au risque
Départements
Aliment bovin

Aliment Ovin Caprin

Aliments Chevaux

Totaux (tonnes)

Saint-Louis 86 119 36 241
Dagana 538 375 144 1 057
Podor 1 469 1 690 1248 4 407
Linguère 943 2 914 1116 4 973
Louga 1 505 1 381 4224 7 110
Kébemer 374 2 884 2160 5 418
Matam 665 1 434 1068 3 167
Kaffrine 1 160 680 3348 5 188
Totaux 6 740 11 477 13 344 31 560
Tableau 7 : Besoins d'assistance en aliment de bétail


Espèces Effectifs Quantités (Tonnes) prix Tonnes Coût total FCFA
Bovine 56 162 6 740 150 000 1 010 988 000
Ovine et caprine 191 280 11 477 150 000 1 721 520 000
Equine 111 200 13 344 150 000 2 001 600 000
Total 31 561 4 734 108 000
Tableau 8 : Estimation des coûts des aliments de bétail


Pour la réalisation des opérations de distribution sur le terrain, des commissions, composées de représentants de l'Autorité administrative, des services de l'Elevage et de ceux des organisations d'éleveurs, seront mises sur pied. Aux niveaux national et régional les commissions auront pour rôle la coordination et la supervision des opérations d'assistance alors qu'au niveau départemental et local, ces structures se chargeront de la réception et de la distribution des aliments aux éleveurs et agropasteurs bénéficiaires. Elles feront des rapports périodiques de situation.

Par ailleurs, le noyau sensible du cheptel ciblé est localisé dans 54 Communautés rurales réparties sur 8 départements cités ci-dessus. La population animale concernée par l'assistance est composée comme suit :

Bovins : 56166
Ovins Caprins : 191 288
Chevaux de trait : 111 200

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS


La tendance baissière en céréales consécutive à un important déficit pluviométrique avec une mauvaise répartition spatio-temporelle des précipitations varie d'un département à un autre voir au sein d'une même région. Cette situation est aggravée par le quasi absence de réserves issue de la campagne 2006/2007 qui elle aussi n'était pas fameuse. Cette baisse augure des difficultés dans la satisfaction des besoins alimentaires des populations rurales sachant que les céréales constituent essentiellement la base de leur alimentation.

Tout comme la situation agricole, l'analyse de la situation pastorale de cette année consécutive à la configuration de l'hivernage laisse entrevoir de réelles difficultés pour le cheptel.

L'existence des marchés d'approvisionnement ou d'écoulement des produits agricoles et d'élevage ne pose pas beaucoup de problème mais la principale contrainte reste l'accessibilité financière compte tenu de la faiblesse des revenus de populations.

Face à cette situation, des mesures d'urgence s'imposent afin d'atténuer les effets de la soudure tant au niveau de la durée que pour ce qui concerne sa sévérité en vue de permettre également à une bonne partie des populations à risque de surmonter une éventuelle crise alimentaire pour l'année 2008.

Au regard de la sécurité alimentaire, cette situation recommande :

• Dans l'immédiat, une assistance en vivre de soudure et en aliment de bétail est nécessaire pour les populations des zones les plus touchées pour ne pas dire toutes les communautés rurales
Cette assistance devra s'appuyer sur les résultats des enquêtes complémentaires en cours et devra tenir compte des disparités régionales de la crise.

• Aussi, pour une répartition équitable de ces vivres, un dispositif de distribution complet devra être mis en place en rapport avec les différentes structures concernées par la sécurité alimentaire. Les élus locaux devraient aussi être de ce dispositif.
• Toujours dans le court terme, un appui en intrants agricoles (pour le maraîchage) pourrait être envisagé dans les zones propices à l'activité maraîchère.
• Il serait aussi nécessaire de procéder très rapidement à un renforcement des programmes de cultures de diversification telles que le niébé dans la région de Diourbel, le sésame dans le Kaolack et Fatick et le bissap et le manioc dans les régions de Diourbel, Thiès, Kaolack et Fatick. En effet, ces cultures, en dehors du fait qu'elles peuvent être autoconsommées, peuvent constituer de véritables sources de revenus pour les populations rurales.
• Pour cette campagne, des zones comme la région de Thiès comptent beaucoup sur le programme manioc qui constitue cette année une véritable culture de substitution suite à la configuration de l'hivernage.
• Dans le moyen voir court terme, l'accent devra être mis sur la maîtrise de l'eau pour une redynamisation de l'agriculture surtout dans le contexte actuel où on assiste à une réduction constante de la saison hivernale.
Enfin, dans le moyen terme, un appui doit être apporté dans la réparation des forages en panne, car le problème d'abreuvement du bétail et de la population rurale se pose dans certaines localités visitées, particulièrement dans la région de Fatick.


ANNEXES

ANNEXE N°1 : Tableau des zones à risque et besoins vivriers pour la soudure 2008
REGIONS DEPARTEMENTS Nb total de CR NB CR ZAR COMMUNAUTES RURALES A RISQUE POPULATION Besoins vivriers annuels (T) Nb de mois de soudure Besoins viviers pour la soudure (T)
LOUGA Linguère Barkedji 15,199 1,210 6 605
Thiargny 8,906 706 6 353
Boulal 10,153 715 6 358
Ouarkhokh 14,957 1,108 6 554
Mbeuleukhé 6,072 391 6 196
S/Total 15 5 55,287 4,130 2,065
Kebemer Bandègne Ouolof 12,462 1,860 6 930
Diokoul Diawrigne 12,557 1,974 6 987
Kab gaye 9,548 1,350 6 675
Thieppe 10,672 2,088 6 1,044
Guéoul 11,795 1,800 6 900
Loro 8,044 348 6 174
Thiolom Fall 19,353 321 6 161
S/Total 15 7 84,431 9,741 4,871
Commune Louga 79,419 7,337 6 3,669
Louga Coki 18,569 1,672 6 836
Ndiagne 16,358 1,628 6 814
Pété Ouarack 4,414 396 6 198
Thiamène Cayor 16,324 1,467 6 734
Gandé 5,672 496 6 248
Keur Momar Sarr 20,542 1,842 6 921
Nguer Malal 20,256 1,816 6 908
Syer 5,556 492 6 246
Kelle Gueye 10,147 904 6 452
Mbédiene 13,756 1,200 6 600
Nguidile 18,210 1,632 6 816
Niomre 15,418 1,386 6 693
Léona 20,663 1,825 6 913
Ngueune Sarr 11,362 994 6 497
Sakal 22,409 1,475 6 738

S/Total 16 15 219,656 19,225 9,613
TOTAL REGION LOUGA 46 27 359,374 33,096 16,548



REGIONS DEPARTEMENTS Nb total de CR NB CR ZAR COMMUNAUTES RURALES A RISQUE POPULATION Besoins vivriers annuels (T) Nb de mois de soudure Besoins viviers pour la soudure (T)
SAINT LOUIS Saint Louis Mpal 21,634 4,002 5 1,668
Gandon 35,594 6,585 5 2,744
S/Total 2 2 57,228 10,587 4,411
Dagana Ross Bethio 8,754 1,619 5 675
Mbane Gae 7,878 1,457 5 607
S/Total 3 2 16,632 3,076 1,282
Podor Aere Lao 520 96 5 40
Mboumba 0
Medina Ndiathbe 2,256 417 5 174
Guede village 10,409 1,926 5 803
Dodel 558 103 5 43
Gamadji Sare 521 96 5 40
Fanaye 8,230 1,523 5 635
Ndiayène pendao 4,299 795 5 331
Galoya 20,440 3,781 5 1,575
Pete 19,691 3,643 5 1,518
S/Total 16 10 66,924 12,380 5,158
TOTAL SAINT LOUIS 21 14 140,784 26,043 10,851



REGIONS DEPARTEMENTS Nb total de CR NB CR ZAR COMMUNAUTES RURALES A RISQUE POPULATION Besoins vivriers annuels (T) Nb de mois de soudure Besoins viviers pour la soudure (T)
Com de Matam 18,036 2,002 5 834
Matam Com de Ourossogui 16,276 2,108 5 878
Com de Thilogne 10,406 1,386 5 578
Ogo 43,483 5,229 5 2,179
Nabadji 48,622 5,307 5 2,211
Oréfondé 16,509 2,291 5 955
Dabia 22,207 2,465 5 1,027
Bokidiawé 58,724 5,432 5 2,263
Agnam Civol 22,057 2,856 5 1,190
S/Total 10 10 256,320 29,076 12,115
MATAM Com de Kanel 10,996 1,221 5 509
Kanel Com de Semmé 5,490 508 5 212
Com de Waoundé 9,827 909 5 379
Wouro Sidy 34,715 3,853 5 1,605
Sinthiou Bamambé 52,521 4,858 5 2,024
Aouré 29,812 3,033 5 1,264
Bokiladji 32,661 3,323 5 1,385
Orkodiére 34,088 3,153 5 1,314
S/Total 8 8 210,110 20,858 8,691
Ranérou Com de Ranérou 1,672 125 5 52
Oudalaye 32,060 2,700 5 1,125
Vélingara 16,052 1,150 5 479
Louguéré Thiolli 5,409 500 5 208
S/Total 4 4 55,193 4,475 1,865
TOTAL MATAM 22 521,623 54,409 22,670



REGIONS DEPARTEMENTS Nb total de CR NB CR ZAR COMMUNAUTES RURALES A RISQUE POPULATION Besoins vivriers annuels (T) Nb de mois de soudure Besoins viviers pour la soudure (T)
TAMBA TAMBA Kouthiaba 33,726 3,640 5 1,517
Koumpentoun 16,195 1,748 5 728
Malemn Niani 15,343 1,656 5 690
Koussanar 6,462 697 5 290
Sinthiou Malem 6,420 693 5 289
S/Total 12 5 78,146 8,434 3,514
Kédougou Bandafassi 26,416 3,258 5 1,358
Tomboronkoto 9,283 1,145 5 477
Dimboli 7,009 864 5 360
Fongolimbi 8,063 994 5 414
Médina Baffé 7,466 921 5 384
Dakatelli 13,560 1,672 5 697
Salémata 10,481 1,293 5 539
Khossanto 7,334 905 5 377
Missirah Sirimana 14,018 1,729 5 720
Saraya 110,162 13,587 5 5,661
S/Total 10 10 213,792 26,368 10,987
Bakel Goudiry 17,795 2,195 5 915
Koulor 18,410 2,271 5 946
Bellé 16,733 2,064 5 860
Sinthiou Fissa 6,411 791 5 330
Ballou 23,458 2,893 5 1,205
Gabou 16,419 2,025 5 844
Moudéry 17,129 2,113 5 880
Com. Diawara 12,000 1,480 5 617
Com. Bakel 12,000 1,480 5 617
S/Total 13 9 140,355 17,312 7,213
TOAL BAKEL 35 24 432,293 52,114 21,714
REGIONS DEPARTEMENTS Nb total de CR NB CR ZAR COMMUNAUTES RURALES A RISQUE POPULATION Besoins vivriers annuels (T) Nb de mois de soudure Besoins viviers pour la soudure (T)
KOLDA Sédhiou COM SEDHIOU 1,620 200 5 83
KARANTABA 6,770 835 5 348
KOILIBANTANG 3,468 428 5 178
NIAGHA 2,927 361 5 150
SIMBANDI BRASSOU 6,214 766 5 319
TANAFF 5,528 682 5 284
BONA 11,073 1,366 5 569
BOUNKILING 21,966 2,709 5 1,129
DIAROUME 20,820 2,568 5 1,070
DIAMACOUTA 19,233 2,372 5 988
DIENDE 12,108 1,493 5 622
DIANA MALARI 6,513 803 5 335
SAKAR 7,891 973 5 405
BAMBALI 12,736 1,571 5 655
DJIREDJI 14,606 1,801 5 750
DJIBABOUYA 4,763 587 5 245
BEMET BIDJINI 10,837 1,337 5 557
SANSAMBA 4,973 613 5 255
DIATTACOUNDA 19,342 2,386 5 994
DJIBANAR 13,866 1,710 5 713
SAMINE 26,230 3,235 5 1,348
S/Total 21 21 233,484 28,796 11,998



Kolda SARE BIDJI 2,654 327 5 136
TANKANTO ESCALE 6,880 849 5 354
MEDINA EL HADJI 4,680 577 5 240
DIOULACOLON 8,087 997 5 415
COUMBACARA 10,810 1,333 5 555
MAMPATIM 10,625 1,310 5 546
SALIKEGNE 12,097 1,492 5 622
BAGADAJI 6,832 843 5 351
DABO 9,631 1,188 5 495
FAFACOUROU 5,481 676 5 282
NDORNA 2,895 357 5 149
MEDINA YOROFOULA 3,976 490 5 204
S/Total 13 12 84,648 10,439 4,350
Vélingara MEDINA GOUNASS 36,126 5,012 5 2,088
KANDIA 16,615 2,305 5 960
KOUNKANE 30,894 4,287 5 1,786
WASSADOU 13,722 1,904 5 793
S/Total 10 4 97,357 13,508 5,628
TOTAL KOLDA 44 37 415,489 52,743 21,976



REGIONS DEPARTEMENTS Nb total de CR NB CR ZAR COMMUNAUTES RURALES A RISQUE POPULATION Besoins vivriers annuels (T) Nb de mois de soudure Besoins viviers pour la soudure (T)
ZIGUINCHOR BIGNONA DIOULOULOU 22,733 3,154 5 1,314
DJINIAKI 17,087 2,371 5 988
KAFOUNTINE 19,247 2,671 5 1,113
SINDIAN 11,203 1,554 5 648
SUEL 9,785 1,358 5 566
DJIBIDIONE 10,803 1,499 5 625
OULAMPANE 17,855 2,477 5 1,032
TENGHORY 22,320 3,097 5 1,290
NIAMONE 7,084 983 5 410
COUBALA 11,357 1,576 5 657
OUNK 9,729 1,350 5 563
BALINGOR 6,271 870 5 363
DJEGOUNE 7,506 1,041 5 434
KARTHIAK 7,332 1,017 5 424
MANGANGOULACK 8,942 1,241 5 517
MLOMP 10,456 1,451 5 605
Com. THIONKH ESSYL 8,572 1,189 5 495
COM BIGNONA 27,268 3,783 5 1,576
S/Total 18 18 235,550 32,682 13,618
ZIGUNICHOR NIAGUISS 17,214 2,388 5 995
ADEANE 21,013 2,916 5 1,215
BOUTOUPA-CAMARACOUNDA 14,029 1,947 5 811
NIASSYA 15,738 2,184 5 910
ENAMPOR 9,310 1,292 5 538
COM ZIGUNINCHOR 184,021 25,533 5 10,639
S/Total 6 6 261,325 36,260 15,108



OUSSOUYE DJEMBERENG 12,139 1,684 5 702
SANTHIABA MANDJACK 6,280 871 5 363
MLOMP 12,765 1,771 5 738
OUKOUT 12,360 1,775 5 740
OUSSOUYE 6,500 902 5 376
S/Total 5 5 50,044 7,003 2,918
TOTAL ZIGUINCHOR S/Total 29 29 546,919 75,945 31,644



REGIONS DEPARTEMENTS Nb total de CR NB CR ZAR COMMUNAUTES RURALES A RISQUE POPULATION Besoins vivriers annuels (T) Nb de mois de soudure Besoins viviers pour la soudure (T)
FATICK FATICK DIAKHAO 20,799 1,876 6 938
DIAOULE 11,376 1,037 6 519
MBELLACADIAO 11,233 1,089 6 545
NDIOB 14,210 1,180 6 590
DJILASS 7,390 757 6 379
FIMELA 16,749 1,697 6 849
LOUL SESSENE 16,497 2,347 6 1,174
PALMARIN FACAO 6,647 817 6 409
NGAYOKHENE 20,157 2,433 6 1,217
NIAKHAR 23,476 2,207 6 1,104
PATAR 19,332 1,898 6 949
DIARRERE 27,387 4,173 6 2,087
DIOROUP 16,887 1,504 6 752
TATTAGUINE 22,589 3,298 6 1,649
COM DJOFFIOR 8,784 922 6 461
COM FATICK 31,009 350 6 175
S/Total 16 16 274,522 27,585 13,793
GOSSAS MBADAKHOUNE 16,580 2,172 6 1,086
NGATHIE NAOUADE 10,202 1,336 6 668
NDIAGO 12,800 1,676 6 838
GAGNICK 11,813 1,548 6 774
COLOBANE 18,412 2,412 6 1,206
MBAR 25,975 3,403 6 1,702
OUADIOUR 10,380 1,359 6 680
PATAR LYA 16,253 2,129 6 1,065
NDIENE LAGANE 14,395 1,886 6 943
OUROUR 27,980 3,665 6 1,833
COM GOSSAS 1,965 258 6 129
COM GINGUINEO 15,500 2,031 6 1,016
S/Total 12 182,255 23,875 11,938

REGIONS DEPARTEMENTS Nb total de CR NB CR ZAR COMMUNAUTES RURALES A RISQUE POPULATION Besoins vivriers annuels (T) Nb de mois de soudure Besoins viviers pour la soudure (T)
FATICK FOUNDIOUGNE BASSOUL 8,947 1,242 6 621
DIONEWAR 11,462 1,592 6 796
DJIRNDA 11,162 1,549 6 775
DJILOR 19,784 2,732 6 1,366
DISSONG 32,000 2,470 6 1,235
KEUR SAMBA GUEYE 8,463 1,252 6 626
TOUBACOUTA 28,568 1,001 6 501
NIORO ALASSANE TALL 27,908 3,241 6 1,621
KEUR SAMLOUM DIANE 23,520 3,034 6 1,517
COM FOUNDIOUGNE 4,728 331 6 166
COM PASSY 5,627 600 6 300
COM SOKONE 9,021 963 6 482
S/Total 12 191,190 20,007 10,004
TOTAL FATICK 16 40 647,967 71,467 35,734



REGIONS DEPARTEMENTS Nb total de CR NB CR ZAR COMMUNAUTES RURALES A RISQUE POPULATION Besoins vivriers annuels (T) Nb de mois de soudure Besoins viviers pour la soudure (T)
KAOLACK KAOLACK THIOMBI 12,825 910 5 379
DYA 20,120 2,352 5 980
NDIEBEL 9,498 1,134 5 473
NDIAFATTE 23,939 2,313 5 964
KEUR SOCE 18,480 2,100 5 875
NDIEDIENG 18,858 2,138 5 891
KEUR BAKA 17,699 2,069 5 862
LATMINGUE 23,078 2,191 5 913
THIARE 18,007 2,435 5 1,015
S/Total 9 9 162,504 17,642 7,351
NIORO KEUR MADIABEL 18,339 522 5 218
COM NIORO DU RIP 22,000 983 5 410
S/Total 11 2 40,339 1,505 627
KAFFRINE / KOUNGHEUL 22 22 438,429 32,562 5 13,568

TOTAL KAOLACK 641,272 51,709 21,545



REGIONS DEPARTEMENTS Nb total de CR NB CR ZAR COMMUNAUTES RURALES A RISQUE POPULATION Besoins vivriers annuels (T) Nb de mois de soudure Besoins viviers pour la soudure (T)
THIES MBOUR DIASS 27,827 916 5 382
SINDIA 20,029 1,080 5 450
MALICOUNDA 24,932 1,416 5 590
SESSENE 28,600 2,328 5 970
SANDIARA 25,196 1,334 5 556
NGUEDIENNE 32,368 3,112 5 1,297
FISSEL 33,500 2,935 5 1,223
NDIAGANAIAO 46,400 4,065 5 1,694
S/Total 8 8 238,852 17,186 7,161
THIES NDIAYENE SIRAKH 25,256 2,700 5 1,125
NGOUDIANE 24,565 2,600 5 1,083
THIENABA 19,840 2,100 5 875
TOUBA TOUL 40,583 3,000 5 1,250
NOTTO DIOBASS 43,343 4,800 5 2,000
TASSET 25,600 2,700 5 1,125
KEUR MOUSSEU 33,497 2,600 5 1,083
DJENDER 23,000 2,000 5 833
FANDENE 21,473 2,400 5 1,000
COM THIES 15,000 1,600 5 667
COM KHOMBOLE 13,000 1,300 5 542
COM KAYAR 12,000 1,200 5 500
COM POUT 25,000 2,700 5 1,125
S/Total 13 13 322,157 31,700 13,208



TIAVAOUANE CHERIF LO 21,175 3,167 5 1,320
PIRE GOUREYE 18,617 2,158 5 899
MOROLLAND 14,550 1,686 5 703
NOTTO GOUYE DIAMA 30,149 4,509 5 1,879
MEOUANE 30,247 2,578 5 1,074
DAROU KHOUDOSS 53,500 8,783 5 3,660
TAIBA NDIAYE 23,781 3,545 5 1,477
MERINA DAKHAR 26,412 3,770 5 1,571
KOUL 22,640 3,238 5 1,349
PEKESSE 13,950 1,897 5 790
MABYENNE 5,777 746 5 311



REGIONS DEPARTEMENTS Nb total de CR NB CR ZAR COMMUNAUTES RURALES A RISQUE POPULATION Besoins vivriers annuels (T) Nb de mois de soudure Besoins viviers pour la soudure (T)
THIES TIVAOUANE GANDIOUF 16,112 2,190 5 913
NIAKHENE 7,851 1,122 5 468
THILMAKHA 10,954 1,576 5 657
MBORO 12,031 1,800 5 750
COM MEKHE 15,312 21,861 5 9,109
COM TIVAOUANE 38,265 2,913 5 1,214
S/Total 17 17 361,323 67,539 28,141
TOTAL REGION THIES 922,332 116,425 48,510



REGIONS DEPARTEMENTS Nb total de CR NB CR ZAR COMMUNAUTES RURALES A RISQUE POPULATION Besoins vivriers annuels (T) Nb de mois de soudure Besoins viviers pour la soudure (T)
DIOURBEL BAMBEY REFANE 25,558 1,970 5 821
LAMBAYE 28,082 2,164 5 902
NGONGOM 24,417 1,882 5 784
GAWANE 14,710 1,140 5 475
KEUR SAMBA KANE 16,507 1,272 5 530
BABAGARAGE 14,670 1,131 5 471
DINGUIRAYE 8,903 686 5 286
THIAKHAR 20,649 1,592 5 663
NGOYE 32,880 2,534 5 1,056
NDONDOL 15,296 1,179 5 491
NDANGALMA 26,521 2,044 5 852
S/Total 228,193 17,594 7,331
MBACKE NGAYE 5,342 412 5 172
TOUBA FALL 5,343 412 5 172
MISSIRAH 5,631 434 5 181
S/Total 16,316 1,258 524
DIOURBEL NDOULO 8,339 643 5 268
PATAR 709 609 5 254
NGOHE 7,758 598 5 249
TOKI GARE 9,455 729 5 304
TOURE MBONDE 6,690 516 5 215
NDINDY 8,846 682 5 284
KEUR NGALGOU 3,749 289 5 120
GADE ESCALE 4,470 345 5 144
TAIBA MOUTOUPHA 8,408 648 5 270
NDAKH SENE 6,518 502 5 209
COM DIOURBEL 2,300 177 5 74
S/Total 67,242 5,738 2,391
TOTAL REGION DIOURBEL 311,751 24,590 10,246
DAKAR YENNE/SANGALKHAM 4,127
ANNEXE N°2 Déficit de production de biomasse des départements à forte vocation pastorale


ANNEXE N°3: Déficit de production de biomasse pour tous les départements


ANNEXE N°4

Départements Superficies MIN MAX Déficit moyen
PODOR 12847000000 -2323 1953 -268
DAGANA 5583000000 -1038 2190 160
LOUGA 5649000000 -1103 1088 59
MATAM 5862000000 -1602 1198 91
SAINT-LOUIS 806000000 -595 1510 471
LINGUERE 15751000000 -1358 2318 193
RANEROU FERLO 14441000000 -1019 1902 221
KEBEMER 3865000000 -1153 1309 88
KANEL 8704000000 -1079 1570 401
TIVAOUANE 3169000000 -1166 1033 -105
BAKEL 22389000000 -1112 2065 313
MBACKE 2271000000 -705 1762 517
BAMBEY 1328000000 -689 1149 299
DIOURBEL 1295000000 -1279 1816 524
THIES 1604000000 -948 983 130
RUFISQUE 372000000 -578 1137 243
PIKINE 88000000 -378 586 182
GUEDIAWAYE 12000000 72 417 250
DAKAR 77000000 -214 687 247
GOSSAS 2316000000 -837 1347 325
KAFFRINE 6746000000 -1277 1236 -216
MBOUR 1903000000 -846 1538 205
KOUNGHEUL 4538000000 -1361 1479 121
TAMBACOUNDA 20236000000 -1240 2605 465
FATICK 2558000000 -1101 1152 115
KAOLACK 1890000000 -1013 970 -111
FOUNDIOUGNE 3046000000 -1466 1383 -26
NIORO DU RIP 2281000000 -1076 1060 79
KOLDA 8252000000 -1378 2324 508
VELINGARA 5511000000 -1091 2052 513
KEDOUDOU 16910000000 -1565 1526 -2
SEDHIOU 7354000000 -1966 1517 -220
BIGNONA 5353000000 -1956 1385 -145
ZIGUINCHOR 1131000000 -1375 1496 -46
OUSSOUYE 876000000 -1135 1419 270



ANNEXE N°5 : Tableau des Communautés rurales les plus affectées par le déficit en fourrage

Régions Départements CR. Besoins en aliment
(Tonne)

Saint-Louis Saint-Louis 241

Gandon
Mpal
Rao

Dagana 1 057
Mbane
Ross-Béthio

Podor 4 407
Aéré Lao
Mboumba
Médina-Ndiatbé
Dodel
Gamadji Sarré
Saldé
Galoya
Pété
Ndiayène Pendao



Louga Linguère 4 973
Boulal
Mbeuleukhé
Thiamène
Gassane
Thiargny
Louga 7 110
Sakal
Mbédiène
Keur M. Sarr
Coki
Régions Départements CR. Besoins en aliment (Tonne)
Louga (suite)
Kébemer Darou MoustY
Darou Marnane
Mbadiane
Ndoyenne
Sam Yabal
Touba Mérina
Ndande 5418
Bandegne Ouolof
Diokoul Diawrigne
Kab gaye
Thieppe
Sagatta
Géoul
Loro
Thiolom Fall
Kanéne Ndiob




Matam Matam 3 167
Agniam Civol
Dabia
Oréfondé
Bokidiawé
Nabadji Civol
Ogo

Kaolack Kaffrine Kahi 5 188
Boulel Goumack
Malem Hodar
Dianké Souf
Darou Minam
Ndioum Ngainthe
Gainthe Pathé
Ribot Escale




ANNEXE N°6 : BILAN CEREALIER PREVISIONNEL 2007/2008 (en Milliers de Tonnes)/PERIODE DU 01/11/07 au 31/10/2008 (à la date du 06/02/2008)
POSTES
RIZ
BLE
AUTRES CEREALES TOTAL

POPULATION 11 434 000 HBTS
1. / DISPONIBILITES 283.238 21.739 541.02 846.00

- Production Brute 265.947 0.00 634.30 900.25
- Production Disponible 158.24 0.00 539.16 697.39
- Stocks Initiaux 125.00 21.74 1.87 148.60
. Stocks Paysans 0.00 0.00 0.00 0.00
. Autres Stocks 125.00 21.74 1.87 148.60

2. / BESOINS 1170.00 349.34 695.14 2214.49
Consommation Humaine** 1,090.00 332.04 693.24 2115.29
- Stocks Finaux 80.00 17.30 1.90 99.20
. Stocks Paysans 0.00 0.00 0.00 0.00
. Autres Stocks 80.00 17.30 1.90 99.20

3. / EXCEDENT (+) DEFICIT (-) -886.77 -327.60 -154.12 -1368.49

4. / SOLDE IMPORT/EXPORT 810.66 295.80 13.60 1120.06

- Importations Commerciales 800.00 295.80 13.60 1109.40
- Aides Alimentaires 10.66 0.00 0.00 10.66
- Exportations 0.00 0.00 0.00 0.00

5. / EXCEDENT (+) DEFICIT (-) NET -76.11 -31.80 -140.52 -248.43

6. / DISPONI.CEREALES APPAR/Hbt 95.67 27.77 48.51 171.95
7. / NORME OFFICIELLE CONS./Hbt(Kg) 185.00

* Riz : Prod.Dispo = (Prod.Brute - 15%) * 70%
Autres Céréales : Prod.Dispo = Prod.Brute - 15%
** Consommations obtenues en applicant les normes de l'ex-post

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# Posté le mercredi 26 mars 2008 11:58

République Islamique de Mauritanie,Concertation Régionale sur la situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l'Ouest

République Islamique de Mauritanie
Honneur – Fraternité – Justice


Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage
Direction des Politiques, de la Coopération, du Suivi et de l'Evaluation
Commissariat à la Protection Sociale et à la Sécurité Alimentaire
Observatoire de la Sécurité Alimentaire


Rapport de la Mauritanie
à la

Concertation Régionale sur la situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l'Ouest

Nouakchott (Mauritanie), du 17 au 21 mars 2008


Mars 2008


Faits Saillants

 La campagne agricole 2007/2008 se caractérise par des résultas appréciables dans l'irrigué, une forte augmentation des superficies du walo et une diminution de la production pluviale.

 Une estimation provisoire de 467000 personnes en insécurité alimentaire.

 Des signes de malnutrition observés récemment chez les enfants et les personnes âgées dans plusieurs localités du pays.

2- Principaux résultats de la campagne agricole 2007-2008

2.1 Production agricole 2007/2008

Les résultats de l'enquête agricole nationale (EMEA) actualisés font état d'une production brute de 171.170 tonnes, toutes céréales confondues contre 137.516 tonnes obtenues à la fin de la campagne agricole précédente (2006/2007). Ce qui représente une progression de 24,5% par rapport à la campagne agricole précédente.

Cette augmentation s'explique d'une part par l'augmentation des superficies cultivées en walo (décrue naturelle aux abords du fleuve Sénégal) et d'autre part par l'augmentation des rendements du riz irrigué en campagne d'hivernage.

Par contre, on note une légère régression de la production en Diéri (-17%) due à la baisse des superficies et des rendements dans plusieurs zones du Hodh Echarghi qui est la wilaya où cette typologie de culture est la plus importante et à la baisse des rendements en général. En Bas-fonds, on s'attend à une légère amélioration des rendements par rapport à l'année dernière (0,67 T/ha contre 0,50 T/ha en 2006/2007), tandis qu'en walo on note une forte augmentation de la superficie cultivée (34.961 ha contre 3.789 ha en 2006/2007) qui entrainera une nette augmentation de la production dans cette typologie de culture, par rapport aux trois précédentes campagnes agricoles.



Superficies cultivées

Les chiffres issus de l'EMEA font état d'une superficie cultivée totale en céréales de 239.187 hectares cette année contre 214.329 hectares cultivés l'année dernière (campagne agricole 2006/2007). La campagne actuelle s'est caractérisée donc par une augmentation des espaces cultivés en Walo, en Décrue contrôlée et en Irrigué par rapport à la campagne précédente et une diminution des superficies cultivées en Diéri.


Par typologie de culture, la superficie cultivée se répartie ainsi qu'il suit :

- Diéri : 138.652 ha contre 147.731 ha l'année dernière,
- Bas-fonds : 39.534 ha contre 40.170 ha ,
- Walo : 34.961 ha contre 3.789 ha,
- Irrigué (Campagne d'hivernage) : 13.540 12.953 ha
- Décrue Contrôlée : 9.500 contre 7.210 ha.


Production

La production brute céréalière nationale s'élève à 171.170 contre 137.516 l'année dernière (campagne agricole 2006/2007), ce qui représente une hausse de 24,5%. Elle se répartie comme suit :

- Diéri : 49.359 tonnes contre 59.505 tonnes l'année dernière
- Bas-fonfs : 26.570 tonnes contre 20.029 tonnes
- Walo : 15.000 tonnes contre 1.751 tonnes
- Irrigué (hivernage) : 61.450 contre 39.847 tonnes (dont 39.703 tonnes de paddy et 144 T de sorgho)
- Décrue contrôlée : 6.791 tonnes contre 6.480 tonnes.

- Irrigué (CSC) : 12.000 tonnes contre 9.904 tonnes.


2.2 Situation de l'élevage et des pâturages


SITUATION SANITAIRE


 Des foyers de botulisme ont été déclarés à Moudjéria (Tagant). La Délégation Régionale du MAE a été saisie par la Direction afin de sensibiliser les éleveurs sur la nécessité de vacciner leurs animaux contre cette maladie ;

 Suite à la suspicion de foyers de dermatose nodulaire bovine à Djiguénni et à Amourj, une mission de la Délégation Régionale du MAE a été dépêchée sur les lieux. Des prélèvements ont été effectués et des mesures de police sanitaire ont été instaurées. La mission a également procédé au traitement des animaux.



CAMPAGNE DE VACCINATION

- Poursuite de l'exécution de la campagne de vaccination du bétail sur l'ensemble du territoire national.

- Le cumul des chiffres partiels de vaccination réalisés par les équipes vétérinaires mobilisées à cet effet est le suivant:


Wilaya PPCB Botulisme Pasteurellose PPR Charbon Symp. Clavelée
Hodh Chargui 202060 180030 5300 64402 5200
Hodh Gharbi 96600 96600 10550
Assaba 88854 57457 38376
Gorgol 91610 85102 60252 7850 2050 15700
Guidimakha 69888 65546 7850 1800 4174
Brakna 64204 60450 49195 26000 32830 3140
Tagant 781
Trarza 21987 14179 13285 1600 600
TOTAL 635984 559364 130582 42550 152382 24640



* PPR : peste des petits ruminants
*P.P.C.B : Péripneumonie Contagieuse Bovine

L'objectif fixé par la Direction est de vacciner 800.000 têtes de bovins contre la PPCB (vaccination obligatoire). A ce jour, 635.984 têtes de bovins ont été vaccinés.


SITUATION PASTORALE

La situation pastorale est dominée par les précipitations enregistrées au Brakna (Boghé 12mm, Bababé 10mm, M'Bagne 5,5mm) et au Trarza (Rosso). Ces précipitions risques d'affecter les pâturages existants, de proliférer des maladies telluriques ainsi d'affecter les animaux faibles par des coups de froid.

Par ailleurs, des feux de brousses ont été signalés dans la wilaya du Hodh Chargui. Ces feux ont été contrôlés. Les Services régionaux du MAE au Hodh Chargui font état d'existence de pâturages en quantité satisfaisante.

2.3 Analyse de l'offre et de la demande céréalière (Accès aux aliments et évolution des prix des produits alimentaires – Octobre 2007/février 2008)

Le niveau des prix des principaux produits alimentaires restent encore élevés, malgré une légère baisse constatée depuis novembre.

La comparaison des prix du mois de janvier 2008 à ceux de janvier 2007 montre que le blé et le sorgho ont enregistré la plus forte hausse avec respectivement un taux de 96% pour le blé et 56% pour le sorgho (voir tableau ci-dessous).


Source SIM/DPCSE


Prix des céréales à Nouakchott
(UM/Kg)
Janvier 2007 Janvier 2008 Progression en %
Riz local 143 158 10
Sorgho 180 281 56
Mil 160 179 12
Maïs 150 153 2
Blé 80 157 96
Orge 350 362 3
Riz brisure Thaï 172 179 4
Selon différentes sources (OSA, PAM et DPCSE), les populations de l'intérieur du pays connaissent des difficultés d'approvisionnement dues soit à la non disponibilité de certaines denrées ou tout simplement à l'inaccessibilité de celles-ci du fait de leurs prix élevés. C'est le cas notamment du blé et du lait en poudre.

En ce concerne le bétail sur pied, les prix sont présentés dans le tableau ci-après :


Prix du bétail sur pied à Nouakchott
(UM par tête)
Janvier 200è Janvier 2008 Progression en %
Vache 80 000 106 667 33
Vache laitière 140 000 176 667 26
Bœuf 90 000 146 667 63
Torillon 50 000 43 333 -13
Genisse 40 000 43 333 8

Chamelle 150 000 193333 29
Chamelle laitière 210 000 286667 37
Dromadaire entier 200 000 256667 28
Dromadaire castré - -, -
Dromadaire -2ans 80 000 73333 -8

Brebis 16 000 15500 -3
Brebis laitière 25 000 20000 -20
Mouton entier 18 000 16125 -10
Mouton castré 21 000 16000 -24
Source SIM/DPCSE

Ces tableaux donnent une idée sur les termes de l'échange entre éleveurs et agriculteurs qui est en faveur des agriculteurs. Ce fait est confirmé par les différentes missions de terrain et l'observation des prix aux producteurs par les agents de la DPCSE. Il ressort d'une analyse faite au niveau de quelques wilayas que :

- les prix moyens du kilogramme payé au producteur gagne en moyenne 20 à 30 UM cette année ;

- les prix moyens du bétail sur pied payé au producteur stagne ou baisse en moyenne de 1.000 UM pour les petits ruminants et de 5.000 à 10.000 UM UM pour les bovins et les camelins.


3. Situation nutritionnelle et bilan de la mise en œuvre du plan d'action élaboré à MBodiène/Sénégal, 23-24 mars 2007

Selon les résultats de l'Enquête sur la Sécurité Alimentaire en Mauritanie réalisée au cours de l'année 2007, il apparaît que la situation nutritionnelle s'est légèrement détériorée entre février et juin 2007. Selon les résultats préliminaires de l enquête MICS/ Ministère de la Santé, conduite de juillet à septembre 2007,la malnutrition globale aigue avoisine 12%, qui dépasse le seuil d'alerte de l' OMS qui est de 10% , et franchit le taux d'urgence de 15% dans les wilayas de l' Assaba, du Gorgol , du Guidimaka , du Brakna eet de l' Inchiri. Cette situation inquiétante confirme la nécessité d'une mobilisation pour des interventions nutritionnelles urgentes en faveur des enfants de moins de 5 ans, des femmes enceintes ou allaitantes



4. Zones à risque alimentaire identifiées (juillet et octobre 2007)

La saison des pluies a été tardive cette année, et elle s'est significativement concentrée dans une courte période entre juillet et septembre 2007. La pluviométrie a globalement été satisfaisante à l'exception des régions du Nord et de l'Ouest qui ont connu un déficit relativement important.
Le nombre de personnes en insécurité alimentaire s'est également accru avec l'importance des victimes des graves inondations survenues durant cet hivernage à TINTANE et dans plusieurs autres localités du pays. L'évaluation de ces victimes, situées surtout dans le Sud-Est et la Vallée du fleuve, se chiffre à plus de 75.000 personnes.
Des signes de malnutrition ont été observés récemment chez les enfants et les personnes âgées dans plusieurs localités, notamment au Centre et au Sud du pays.
L'Observatoire de la Sécurité Alimentaire (OSA) a conduit en octobre dernier une enquête nationale pour l'identification prévisionnelle des zones à risque d'insécurité alimentaire pour 2008.
Les résultats de l'enquête font ressortir que 129 communes rurales sur 197 enquêtées sont vulnérables, à des degrés divers, à l'insécurité alimentaire. Parmi ces communes, 32 sont considérées à vulnérabilité extrême, 72 autres à vulnérabilité élevée et 25 à vulnérabilité modérée.

L'analyse de ces résultats montre des inquiétudes sérieuses sur l'évolution de la situation alimentaire en particulier dans le Sud-ouest (Trarza et Brakna), le Centre-est (Assaba) et le Nord du pays (D. Nouadhibou, Tiris Zemmour et Adrar).

D'autres zones pourraient connaître des risques alimentaires de moindre intensité et dans des espaces géographiques plus réduits : le Gorgol (sud), le Tagant (centre) et le Hodh Echargui (sud-est).
Dans le reste du pays certaines communes rurales connaîtront également des difficultés alimentaires en 2008. (Voir rapport Zones à Risque en annexe).
Par ailleurs les prix des denrées alimentaires importées (blé, riz, pâtes alimentaires, huile, lait en poudre, etc.) ont connu une forte hausse durant les derniers mois, et on observe une rareté des céréales traditionnelles (mil, sorgho, etc.) sur les marchés de l'intérieur du pays. (Voir note sur le prix en annexe).
Dans le Nord et l'Ouest du pays (Adrar, Tiris-Zemmour, Inchiri, D. Nouadhibou Trarza-Nord), la production alimentaire agropastorale a été globalement faible à cause de la quasi-absence de pluies, et les populations locales y ont subi les conséquences de la forte hausse des prix des denrées de base.

4.1 Emplacement géographique

Niveau de vulnérabilité à l'insécurité alimentaire par préfecture

Wilaya (régions) Moughataa (Préfecture) Insécurité alimentaire (%) Risque élevé d'insécurité alimentaire (%) Total Vulnérables ESAM-2007 (%) Population Vulnérable ESAM-2007
Adrar Aoujeft 0% 2% 2% 755
Atar 0% 2% 2% 559
Chinguetti 0% 5% 5% 766
Ouadane 2% 5% 7% 553
Assaba Barkeol 7% 17% 24% 16 961
Boumdeid 2% 5% 7% 716
Guerou 7% 12% 19% 6 941
Kankossa 11% 27% 38% 27 670
Kiffa 9% 6% 15% 7 552
Brakna Aleg 8% 12% 20% 11 645
Bababe 12% 5% 17% 6 403
Boghe 2% 6% 7% 5 103
Magta-Lahjar 5% 4% 9% 5 046
M'Bagne 29% 3% 32% 13 231
Gorgol Kaedi 1% 9% 9% 6 184
Maghama 3% 7% 10% 5 877
M'Bout 6% 18% 24% 23 699
Monguel 12% 18% 30% 12 252
Guidimakha Ould Yenge 6% 15% 21% 10 980
Selibaby 2% 11% 14% 17 170
Hodh Echarghi Amourj 64% 22% 86% 63 207
Bassikounou 35% 29% 63% 23 785
Djigueni 44% 22% 66% 30 564
Nema 25% 14% 39% 20 509
Oualata 14% 7% 20% 2 656
Timbedra 10% 20% 30% 17 971
Hodh El Gharbi Aioun al Atrous 24% 17% 40% 14 958
Kobenni 7% 10% 17% 13 398
Tamchekett 6% 26% 32% 10 451
Tintane 7% 20% 27% 18 402
Inchiri Akjoujt 2% 10% 12% 1 427
Tagant Moudjeira 5% 24% 29% 12 328
Tichit 11% 5% 16% 875
Tidjikja 8% 16% 24% 6 277
Trarza Boutilimit 0% 1% 1% 846
Keur Macene 0% 3% 3% 1 108
Mederdra 1% 3% 4% 1 495
Ouad Naga 0% 1% 1% 293
R'Kiz 1% 1% 2% 1 963
Rosso 4% 1% 6% 473
Source : ESAM/PAM juillet 2007


4.2 Causes du risque

Le potentiel agricole de la Mauritanie est limité mais surtout très fragile avec une production céréalière assez faible caractérisée par des déficits structurels. En cas de bonne année pluviométrique cette production couvre à peine 30% des besoins de consommation céréalière. Le potentiel alimentaire du pays repose sur les importations et la production agro-pastorale. Cette dépendance des marchés et des importations comporte de nombreux risques pour la sécurité alimentaire des ménages et les populations n'ont souvent aucun contrôle sur elle car elle est fonction des variations des prix sur les marchés internationaux et locaux, des taux de change et des droits de douane. L'achat de produits importés comme le riz, le blé, l'huile et le sucre est généralisé sur tout le territoire et est effectué par les ménages appartenant à toutes les classes de sécurité alimentaire.

Cette insécurité alimentaire actuelle a aussi des causes conjoncturelles avec présentement une inflation généralisée des produits de première nécessité, combinée à une baisse de revenus dans la plupart des ménages. Cette baisse de revenus est surtout observée chez les petits agriculteurs qui ont subi les conséquences de plusieurs années de sécheresse consécutives et de chocs liés aux maladies et ennemis des cultures.

La situation alimentaire s'est rapidement dégradée au cours des six (6) derniers mois car en plus d'une flambée durable des prix des denrées de base, on constate une faible production pluviale dont dépend la majorité des cultivateurs ; ainsi qu'une situation pastorale mauvaise (terme d'échanges défavorables aux petits éleveurs)

4.3 Population affectée (typologie et nombre)


Les ménages les plus affectés par l'insécurité alimentaire sont ceux dont les activités ne permettent pas un bon accès aux aliments. Ces ménages ont pour activité principale un travail journalier ou de petits métiers. La plupart d'entre eux n'ont souvent pas d'occupation leur permettant d'avoir un revenu régulier. Ils ont une consommation alimentaire très peu diversifiée, composée essentiellement de céréales, ce qui est reflété au niveau des dépenses alimentaires où l'achat de céréales est le plus fréquent. Leur alimentation est essentiellement composée de céréales, de sucre, du sel et d'huile. Ces ménages ont également recours à des produits de la chasse et de la cueillette pour améliorer leur régime alimentaire.

Les ménages possédant du bétail et ceux ayant comme principale activité la production agricole paraissent moins vulnérables à l'insécurité alimentaire que les autres ménages avec une différence statistiquement significative. Toutefois beaucoup de ces ménages restent très vulnérables en cas de choc ou crise les touchant directement.

Les groupes de mode de vie les moins affectés par l'insécurité alimentaire sont essentiellement les ménages dépendant principalement des activités suivantes : fonctionnaires et salariés, commerçants, entrepreneurs et ménages bénéficiant de transferts d'argent de migrants. Ces ménages représentent moins de 10% de notre échantillon d'étude.

Les extrapolations des résultats du RGPH-2000 sur la population rurale estimée en fin 2006 dans les wilayas étudiées, ont estimé globalement à 423.889.
Parmi eux, 196.326 personnes (10,7% des ménages ruraux) sont en insécurité alimentaire et 227.573 personnes (12,3% des ménages ruraux) sont à risque élevé d'insécurité alimentaire et pourraient tomber dans l'insécurité alimentaire en cas de choc négatif les affectant.

Une évaluation de l'impact de la hausse des prix sur la sécurité alimentaire des ménages réalisée par le PAM en décembre 2007 a montré que la population vulnérable a augmenté de plus de 15% par rapport à juillet 2007 soit 467.000 personnes.

Une enquête d'évaluation de la sécurité alimentaire et d'identification des zones à risque organisée par l'OSA et le PAM est en cours d'achèvement et les résultats seront publiés avant la fin du mois de mars 2008.

4.4 Stratégies de survie mises en place

Les stratégies mises en place sont les stratégies habituelles dont entre autres :

- vente de bétail ou d'objets précieux pour ceux qui en ont,
- exode des hommes valides pour travailler dans les villes ou dans les pays limitrophes,
- cueillette de fruits sauvages,..


5. Besoins d'intervention agricole d'urgence

5.1 Assistance actuelle et/où programmée au secteur agricole et pastoral

L'assistance actuelle et programmée au secteur agricole et pastoral se résume en :

- la sécurisation de la production par la lutte contre les ennemis des culture,
- la distribution de semences et de matériels horticoles,
- la sensibilisation et la vulgarisation,
- la lutte contre les fauves et la rage,
- la mise en place de fonds de roulement pour les ACP's (..........)
- la création de réserves pastorales
- l'acheminement d'aliments de bétail (500 tonnes sont déjà acheminées dans les wilayas du Nord)


5.2 Acteurs engagés ou intéressés à des opérations agricoles d'urgence

Parmi les acteurs engagés on peut citer la FAO, le PAM.et la BAD.


5.3 Propositions d'interventions agricoles d'urgence avec détails (intrants, calendrier, structures de mise en œuvre, activités, besoins en formation, etc...)

Mobilisation du matériel de terrassement :
- 6 niveleuses ;
- 6 bull ;
- 6 pelles ;
- 3 portes char ;
- 5 chargeurs.


Désenclavement

Chaque année, le département de l'agriculture et de l'élevage entreprend des actions qui visent à désenclaver les zones de production agricole en vue de permettre un acheminement des intrants agricoles et permettre à bon temps d'effectuer la moisson.

Les moyens mis à disposition annuellement sont de 40 millions d'ouguiya et qui couvrent le programme en cours d'exécution dans le Trarza.


Agriculture Pluviale

Le pluvial est l'activité la plus répandue dans les régions agropastorales du pays et occupe une importante frange de la population rurale. Pour atteindre l'objectif retenu les mesures suivantes devront être prises :

Semences traditionnelles

Il s'agira de disponibiliser une quantité de semences améliorées pour couvrir au moins 20 % de l'objectif global soit 400 tonnes de semences (sorgho, maïs, niébé).

Le budget 2008 prévoit l'acquisition de 150 tonnes de semences soit un taux de couverture de 15%.par rapport à l'objectif. Il est nécessaire de prévoir une quantité supplémentaire de 350 tonnes de semences pour atteindre la couverture de 50% en semences.

• Petits matériel agricole

Les sols en pluvial sont mal aérés et subissent rarement les opérations de labour ou d'offsétage. Les semis sont manuels et engendrent des efforts physiques considérables. Il sera proposé d'introduire des semoirs et charrues. Les charrues et semoirs seront utilisés par traction animale. Le coût de cette opération est estimé à 100.000.000 UM à mobiliser.


• Lutte contre les ennemis des cultures

Les principaux ennemis des cultures pluviales sont : la sésamie et les criquets.
Par rapport aux criquets un dispositif de prévention et de prospection sera déployé au niveau de l'intérieur à partir de juillet. La CNLA dispose de moyens pour assurer cette mission. Le CNLA continuera à coordonner ce programme avec les pays voisins.

Pour la sésamie, il est prévu dans le budget 2008 l'acquisition de produits de lutte pour une quantité estimée à 36 tonnes. En raison de la <nécessité de réduire les attaques de cet ennemi du sorgho l'objectif sera rehaussée pour atteindre la protection de 50.000 ha soit 50% % de l'objectif fixé hors Diéri autrement l'acquisition de 250 tonnes de produits Bulldock ou autres produits similaire.

5.4 Population cible et bénéficiaires

Un nouveau projet du PAM a été mis en place en janvier 2008, il durera deux ans et il cible 674 495 bénéficiaires dans le cadre de l'intervention prolongée de secours et de redressement.

5.5 Donateurs potentiels

Pays amis dans le cadre de la coopération bilatérale et organismes internationaux partenaires au développement.

5.6 Réserve de sécurité alimentaire/Stock National de Sécurité alimentaire au 1er mars 2008

Depuis deux ans, le stock national de sécurité est nul.

5.7 Capacités logistiques et contraintes du pays
Il n'y a que les magasins de stockage du CPSSA et son parc automobile limité et vieillissant. Mais l'aide d'urgence a toujours utilisé la location de camions de transport privés.

Annexes
Tableau 1: superficies cultivées par typologie (en ha)

2005/2006 2006/2007 2007/2008
Diéri 123 299 147 731 138 652
Bas-fonds 49 226 40 170 39 534
Walo 8 241 3 789 34 961
Irrigué hiv 15 771 12 953 13 540
Irrigué CSC 2 400 2 476 3 000
Décrue C 9 573 7 210 9 500
Total 208 510 214 329 239 187
Source SIM/DPCSE/MAE

Tableau 2: Productions par typologie (en tonnes )

2005/2006 2006/2007 2007/2008
Diéri 69 397 59 505 49 359
Bas-fonds 28 858 20 029 26 570
Walo 3 527 1 751 15 000
Irrigué hiv 80 430 39 847 61 450
Irrigué CSC 9 600 9 904 12 000
Décrue C 7 126 6 480 6 791
Total 198 938 137 516 171 170
Source SIM/DPCSE/MAE

Tableau 5 : Production par spéculation (en T)
2005/2006 2006/2007 2007/2008
Sorgho 81 818 74 056 79 153
Mil 4 221 4 955 1 601
Maïs 22 725 8 898 16 966
Riz 89 600 49 607 73 450
Total 198 364 137 516 171 170
Tableau 4: Superficies par spéculation (en ha)

2005/2006 2006/2007 2007/2008
Sorgho 140 715 168 107 182 980
Mil 10 596 18 854 15 824
Maïs 38 970 12 035 23 843
Riz 17 956 15 333 16 540
Total 208 234 214 329 239 187


Résultats par wilaya

TAB Wilaya.1: Production céréalière par wilaya (sans CSC)
(en tonnes)
Wilaya Sorgho Mil Maïs Riz Blé Total
Trarza 1 266 0 738 47 897 0 49 901
Hodh Echarghi 27 548 1 078 0 0 0 28 626
Hodh El Gharbi 4 167 30 0 0 0 4 197
Assaba 9 000 0 4 654 0 0 13 654
Gorgol 13 695 19 6 125 4 797 0 24 636
Adrar 328 328
Brakna 12 600 474 2 095 8 159 0 23 328
Tagant 2 351 0 0 0 0 2 351
Inchiri
Guidimakha 8 196 0 3 355 597 0 12 148
Ensemble 79 153 1 601 16 966 61 450 0 159 170



TAB Wilaya.2: Production céréalière par wilaya (y compris CSC)
(en tonnes)

Wilaya Sorgho Mil Maïs Riz Blé Total
Trarza 1 266 0 738 59 897 0 61 901
Hodh Echarghi 27 548 1 078 0 0 0 28 626
Hodh El Gharbi 4 167 30 0 0 0 4 197
Assaba 9 000 0 4 654 0 0 13 654
Gorgol 13 695 19 6 125 4 797 0 24 636
Adrar 328 328
Brakna 12 600 474 2 095 8 159 0 23 328
Tagant 2 351 0 0 0 0 2 351
Inchiri
Guidimakha 8 196 0 3 355 597 0 12 148
Ensemble 79 153 1 601 16 966 73 450 0 171 170
Source SIM/DPCSE/MAE


Tableau 6 : Superficies (ha), rendement (t/ha) et Production (t) par spéculation et par typologie
Culture Diéri Bas-Fonds Walo Irrigué hivernage Décrue Contrôlée Irrigué CSC Ensemble
Sorgho Superficie 116 853 26 648 33 759 0 5 720 - 182 980
rendement 0,37 0,66 0,42 - 0,69 0,43
Production brute 43 482 17 704 14 042 0 3 924 - 79 153
Production nette 36 960 15 049 11 936 0 3 335 - 67 280
Mil Superficie 15 824 - - - - - 15 824
rendement 0,10 - - - - - 0,10
Production brute 1 601 - - - - - 1 601
Production nette 1 361 - - - - - 1 361
Maïs Superficie 5 975 12 886 1 202 - 3 780 - 23 843
rendement 0,72 0,69 0,80 0,76 - 0,71
Production brute 4 276 8 866 957 - 2 867 - 16 966
Production nette 3 635 7 536 814 - 2 437 - 14 421
Riz Superficie - - - 13 540 - 3 000 16 540
rendement - - - 4,54 - 4,00 4,44
Production brute 61 450 12 000 73 450
Production nette - - - 36 870 - 7 200 44 070
Superficie 138 652 39 534 34 961 13 540 9 500 3 000 239 187
Total rendement 0,36 0,67 0,43 4,54 0,71 4,00 0,72
Production brute 49 359 26 570 15 000 61 450 6 791 12 000 171 170
Production nette 41 955 22 585 12 750 36 870 5 772 7 200 127 132

Source SIM/DPCSE/MAE


bilan céréalier prévisionnel 2007/2008 (version production finale)
unité: tonne
POSTES RIZ BLE MIL/SORGHO/ MAIS/AUTRES TOTAL
Population au 30/04/2008 3 089 767
I. D I S P O N I B I L I T E S 59 684 94 228 83 062 236 974
A P R O D U C T I O N
Production Brutte 73 450 0 97 720 171 170
PRODUCTION NETTE DISPONIBLE 44 070 0 83 062 127 132
B STOCK INITIAL (PUBLICS ET PRIVES) 15 614 94 228 0 109 842
C STOCK NATIONAL DE SECURITE 0 0 0 0

II B E S O I N S 165 817 261 935 212 679 640 431
Norme de consommation (kg/hab) 46 71 59 176
A CONSOMMATION HUMAINE TOTALE 142 129 219 373 182 296 543 798
B STOCK FINAL (PUBLICS ET PRIVES) 23 688 36 562 30 383 90 633
C STOCK NATIONAL DE SECURITE 0 6 000 0 6 000

III EXCEDENT(+) DEFICIT(-) BRUT (II - I) -106 133 -167 707 -129 617 -403 457
IV SOLDE IMPORT - EXPORT 35 601 292 652 2 104 330 357
IMPORTATIONS 35 601 292 652 2 104 330 357
Commerciales prévues 28 601 292 652 2104 323 357
Aide alimentaire annoncée 7 000 0 0 7 000
EXPORTATIONS 0 0 0 0
V EXCEDENT(+) DEFICIT(-) NET (III+IV) -70 532 124 945 -127 513 -73 100
VI CONSOMMATION APPARENTE TOTALE 71 597 350 318 54 783 476 698
par habitant et par KG 23,17 113,38 17,73 154,28
norme de consommation officielle 46,00 71,00 59,00 176,00
Source OSA/CPSSA

Prix au producteur dans quelques wilayas


Trarza Produit Nov 2007 Dec 2007 Janv-2008 Fev 2008 Moyenne
Riz paddy (UM/kg) 72 76 90 92 86
Sorgho (Diéri)
Mil (Diéri)
Maïs (Diéri)
Bovin mâle (UM/tête) 120 000 120000 118000 115000 117 667
Vache laitière (UM/tête) 180000 180000 185000 185000 183 333
Ovin mâle (UM/tête) 15000 14000 14000 13000 13 667
Brebis laitière (UM/tête) 18000 18000 18500 18500 18 333
Chèvre (UM/tête) 12000 13000 13000 13000 13 000




Hodh Echarghi Produit Nov 2007 Dec 2007 Janv-2008 Fev 2008 Moyenne
Riz paddy (UM/kg) - - - -
Sorgho (Diéri) 80 90 110 120 107
Mil (Diéri) - - - -
Maïs (Diéri) - - - -
Bovin mâle (UM/tête) 90000 90000 90000 90000 90 000
Vache laitière (UM/tête) 120000 120000 110000 110000 113 333
Ovin mâle (UM/tête) 15000 14000 13000 13000 13 333
Brebis laitière (UM/tête) 18000 18000 18500 18500 18 333
Chèvre (UM/tête) 15000 15000 15000 15000 15 000



Hodh El Gharbi Produit Nov 2007 Dec 2007 Janv-2008 Fev 2008 Moyenne
Riz paddy (UM/kg) - - - -
Sorgho (Diéri) 80 120 130 130 127
Mil (Diéri) - - - -
Maïs (Diéri) - - - -
Bovin mâle (UM/tête) 48000 49000 50000 52000 50 333
Vache laitière (UM/tête) - - - - -
Ovin mâle (UM/tête) 13000 14000 14000 14000 14 000
Brebis laitière (UM/tête) 14500 15000 16000 16000 15 667
Chèvre (UM/tête) 15000 15000 17000 17000 16 333


Assaba Produit Nov 2007 Dec 2007 Janv-2008 Fev 2008 Moyenne
Riz paddy (UM/kg) - - - -
Sorgho (Diéri) 175 175 187,5 187,5 183
Mil (Diéri) - - - -
Maïs (Diéri) 175 175 175 175 175
Bovin mâle (UM/tête) 105000 105000 100000 100000 101 667
Vache laitière (UM/tête) 110000 115000 130000 140000 128 333
Ovin mâle (UM/tête) 18000 19000 20000 20000 19 667
Brebis laitière (UM/tête) 12000 13000 13000 13000 13 000
Chèvre (UM/tête)


Gorgol Produit Nov 2007 Dec 2007 Janv-2008 Fev 2008 Moyenne
Riz paddy (UM/kg) - 87,5 90 90 89
Sorgho (Diéri) 112,5 125 125 125 125
Mil (Diéri) - - - -
Maïs (Diéri) 125 125 125 130 127
Bovin mâle (UM/tête) 115000 115000 110000 110000 111 667
Vache laitière (UM/tête) 120000 120000 120000 120000 120 000
Ovin mâle (UM/tête) 14000 15000 16000 16000 15 667
Brebis laitière (UM/tête) 18000 20000 23000 25000 22 667
Chèvre (UM/tête)
Source SIM/DPCSE/MAE


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# Posté le mercredi 26 mars 2008 11:35

REPUBLIQUE TOGOLAISE, SITUATION AGRICOLE ET ALIMENTAIRE AU TOGO

     REPUBLIQUE TOGOLAISE, SITUATION AGRICOLE ET ALIMENTAIRE AU TOGO
MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DE L'ELEVAGE ET DE LA PECHE
----------------------
SECRETARIAT GENERAL
----------------------
Direction des Statistiques Agricoles,
de l'Informatique et de la Documentation
B.P : 8377-Lomé, Tél. (228) 221-61-13 ;

REPUBLIQUE TOGOLAISE
---------------------
Travail-Liberté-Patrie
Présenté par les délégués du Togo

Février 2008


SITUATION AGRICOLE ET ALIMENTAIRE AU TOGO
2 - Principaux résultats de la campagne 2007-2008

2.1- Superficies mises en valeur

Les superficies emblavées au titre de la campagne 2007-2008, ont évolué selon les cultures. Dans l'ensemble, par rapport à la campagne agricole 2006/2007, les superficies de sorgho/mil, de riz et d'arachide ont augmenté tandis que celles d'igname, de maïs, de haricot et surtout de manioc ont régressé ( Cf. graphique N°1).

L'accroissement de superficies de sorgho/mil enregistré s'est fait au détriment de la culture de maïs ; cela s'expliquerait par la révision à la hausse des prix des engrais minéraux. Cette situation a favorisé l'expansion des superficies de sorgho et mil, cultures non exigeantes en engrais minéraux.

Graphique N°1 : Evolution comparée des superficies emblavées au titre des années 2006 et 2007



Quant aux régressions importantes de superficies de manioc observées, cela est dû à la bonne pluviosité dont a bénéficié les principales régions productrices de cette denrée ( Régions Maritime et Plateaux). Les exploitants agricoles ont mis à profit ces bonnes conditions climatiques pour diversifier la production agricole.


2.3.2- Production végétale 2007 /2008

L'abondance des pluies au cours de cette campagne agricole, aurait dû contribuer à faire accroître de façon substantielle la production vivrière. Malheureusement, les résultats obtenus sont mitigés.

Au plan national, ces résultats se présentent comme suit :


☛ Céréales : 910.139 tonnes dont :

~ MaÏs : 560.653 tonnes ;

~ Sorgho-mil : 273.615 tonnes ;

~ Riz paddy : 75.138 tonnes

~ Autres : 703 tonnes ;

☛ Tubercules : 1.408 952 tonnes dont :

~ Igname : 618.211 tonnes ;

~ Manioc : 773.162 tonnes ;

~ Autres : 17.579 tonnes ;

☛ Légumineuses : 103. 915 tonnes dont :

~ Haricot : 62 941 tonnes ;
~ Arachide : 35 953 tonnes.
~ Autres : 5.021 tonnes

Les céréales sont les denrées les plus consommées au Togo. De par cette position, ce groupe de produits est très stratégique. Leur offre influence beaucoup le prix des denrées alimentaires de base et a donc un impact déterminant sur le panier de la ménagère. Au titre de cette campagne agricole,
comme par le passé, il ressort des résultats obtenus que 65% de la production céréalière sont fournis par le maïs (Cf. graphique N°2). Cette importante part de production confère à ce produit une place prépondérante et déterminante dans le bilan céréalier du pays.


Graphique N°2 : Parts relatives des différentes productions céréalières au Togo

Par ailleurs, compte tenu du renchérissement des cours mondiaux des produits céréaliers ces dernières années, la relance de la production céréalière et plus précisément celle du maïs s'impose. Cela doit indubitablement se traduire, une fois encore, par l'implication volontaire des exploitants agricoles à emblaver davantage de superficies, à accroître la productivité de ces cultures et partant la production.

Il reviendra donc à l'Etat d'accompagner ces producteurs en facilitant la mise en place des semences de qualité et des engrais minéraux en quantité suffisante. En outre, une bonne sensibilisation des agriculteurs à la bonne gestion des récoltes permettra d'assurer la disponibilité alimentaire du pays. L'offre de céréales qui en découlera contribuera à rendre accessibles ces denrées à toutes les bourses.

2.2 - Situation de l'élevage et des pâturages

La grippe aviaire a été la principale épizootie enregistrée au Togo au cours de cette année. Cette maladie a fait son apparition au mois de juillet, dans deux fermes avicoles de la région Maritime. Mais très rapidement, elle a été circonscrite et éradiquée. A ce jour, aucune autre maladie n'est signalée.
En ce qui concerne les pâturages, il faut noter que les pluies abondantes de cette année ont permis la reconstitution des pâturages. Le Togo n'étant pas un grand pays d'élevage de bovins, ces pâturages profitent surtout aux animaux de transhumance en provenance des pays sahéliens.


2.3 - Analyse de l'offre et de la demande céréalière et Evolution céréalière

2.3.1 - Bilan vivrier

Il ressort de la production végétale obtenue au titre de la campagne agricole, les bilans vivriers suivants :

 Céréales : Ce bilan est détaillé comme suit :

~ Maïs : un excédent de 23. 952 tonnes ;

~ Sorgho-mil : un excédent de 1. 831 tonnes ;

~ Riz usiné : un déficit de 22. 030 tonnes ;

 Tubercules : Un excédent de 508. 889 tonnes dont :

~ Igname : 184. 640 tonnes ;

~ Manioc : 324. 249 tonnes ;

 Légumineuses : Un excédent de 25. 797 tonnes dont :

~ Haricot : 13. 617 tonnes ;
~ Arachide : 12. 181 tonnes ;

En dépit de la bonne production de maïs enregistrée cette année par rapport à la campagne précédente, l'excédent céréalier dégagé n'est pas important. Cette faible performance en matière de couverture des besoins céréaliers du pays est principalement due au déficit de riz observé (Cf. Graphique N°3 ) .

En effet, en raison de la forte consommation de riz en milieu urbain surtout, la production locale de cette denrée n'arrive pas à couvrir les besoins du pays. Il en résulte donc chaque année, un
déficit structurel entièrement couvert par les importations, ce qui entraîne une sortie importante de devises.

Graphique N° 3 : Illustration de la couverture des besoins céréaliers du pays par la production
Nationale.


Toutefois, suite à la flambée des prix des produits céréaliers enregistrée en 2005, un mouvement généralisé de relance de production locale de riz a été engagé. Cela s'est traduit par des appuis multiformes apportés par l'Etat, les ONG et autres acteurs de développement aux producteurs potentiels de cette spéculation végétale. Dans cette dynamique, des variétés sélectionnées de riz à haut rendement ont été largement vulgarisées. Parallèlement à ces actions, des campagnes de marketing sur les mass média en vue de promouvoir la consommation de riz produit localement sont effectives. Des variétés de riz produit et conditionné au Togo ont fait leur apparition sur le marché local au même titre que le riz importé. Des parts de marché relativement importantes sont en train d'être conquises par ces produits locaux.

En ce qui concerne les tubercules, aucune inquiétude particulière n'est à observer ; le bilan de ce groupe de produits étant largement excédentaire (Cf. Graphique N°4). La seule difficulté à redouter est l'accroissement du taux de pertes, en raison de la non maîtrise de technologie appropriée de conservation. A ce sujet, les technologies de conservation de l'igname longtemps expérimentées au Togo par l'ex INPT, doivent être vulgarisées.

Par ailleurs, en matière de transformation du manioc en « gari et tapioca », la promotion de cette technologie doit être encouragée en vue de tirer une part importante de la valeur ajoutée ainsi dégagée.

Graphique N° 4 : Illustration de la couverture des besoins en tubercules du pays par la production
Nationale.



Quant aux légumineuses, des excédents acceptables sont également dégagés. Cependant, compte tenu des difficultés de conservation du haricot, des pertes importantes sont également à redouter .

2.3.2 - Evolution des prix

Le prix des céréales observé sur les marchés ruraux est en hausse depuis le mois d'octobre. Pour le maïs et le sorgho, des pics sont observés à partir du mois de novembre. Cette tendance haussière s'est poursuivie en janvier et février de l'année 2008. A cette allure, qu'adviendra-t-il en période de soudure ?. Cette situation contraste avec la bonne pluviométrie dont a bénéficié le pays.

Graphique N° 5 : Evolution du prix des céréales sur les marchés ruraux au Togo

Les éléments qui peuvent expliquer cet état de chose sont :

- le stockage des céréales par les commerçants à des fins spéculatives ;
- la rétention, en milieu paysan des stocks disponibles , par les producteurs ;
- L'autorégulation des prix des produits vivriers au regard de l'inflation généralisée
observée au plan mondial.

En ce qui concerne les tubercules, le prix de ces denrées est relativement bas (Cf. graphique.5). Pour l'igname, le pic de prix est enregistré au mois de juillet, période précédant les grandes récoltes de ce produit. C'est une période charnière où sont à la fois écoulés les derniers stocks de la campagne précédente et les prémices de la campagne en cours.
Quant au manioc, en raison du mode de conservation de ce produit qui se fait généralement sous terre, l'évolution du prix de cette denrée ne connaît pas de fluctuation importante. L'allure de

Graphique N° 6 : Evolution du prix des tubercules sur les marchés ruraux

la courbe du manioc est pratiquement plate à partir du mois de juillet, traduisant ainsi la très faible demande de cette denrée dans les principales zones de consommation.


3 - ZONES A RISQUE IDENTIFIEES AU 31 DECEMBRE 2007

3.1- Emplacement géographique

Habituellement, les zones à risque sont localisées principalement dans la région des Savanes, et l'Est des régions Kara et Maritime. Cette année spécifiquement, suite aux inondations enregistrées, les zones à risque identifiées sont les suivantes : Il s'agit de la région des Savanes, de la région des Plateaux (Préfectures d'Agou, Est-mono, Ogou, Moyen-mono et Haho), et de la région Maritime (Préfectures des Lacs, de Zio, de Vo et de Yoto).

3.2- Causes du risque

Ce sont les effets pervers des inondations à savoir :

- manque de disponibilités alimentaires ;
- manque de ressources financières pour accéder aux aliments ;
- longue période de soudure en perspective..


3.3- Population affectée (typologie et nombre)

La population affectée par les inondations sont principalement les exploitants agricoles qui ont mis en valeur des champs et des parcelles. Ces exploitants sont généralement des chefs de ménages qui ont des femmes et des enfants. Au total, il a été dénombré 14.000 exploitants Agricoles touchés.

3.4- Stratégies de survie mises en place

Les populations des zones sinistrées des régions Savanes et Maritime ont été sérieusement éprouvées. C'est pourquoi, elles ont bénéficié dans un premier temps, de secours d'urgence et d'appuis multiformes de la part de l'Etat et de la Communauté internationale.

Les stratégies de suivi mises en place sont :

- abattage des arbres pour la fabrication du charbon destiné à la vente ;

- pratique de cultures maraîchères ;

- prestation de main d'œuvre immédiatement rémunérée.


4 - BESOINS D'INTERVENTION AGRICOLE D'URGENCE

Au mois de février 2008, une mission PAM en provenance du Bénin, a séjourné au Togo dans le cadre de ses activités d'assistance aux populations victimes des inondations. Du mois de février à la mi-mars, une mission de la FAO est en train d'évaluer de façon précise l'ampleur des dégâts causés par les inondations et élaborer un projet d'assistance aux populations cibles.
Le rapports de ces missions ne sont pas encore finalisés


4.1- Assistance actuelle ou programmée au secteur agricole et pastoral

Au titre de l'année 2008, compte tenu de la durée relativement longue de la période de soudure attendue dans la partie septentrionale du pays, il a été initié de petits projets afin de soulager les populations cibles.

Les actions en cours ou programmées sont :

- La promotion des cultures de contre saison ;
- La fourniture de semences aux exploitants agricoles ;
- La réhabilitation des infrastructures d'élevage détruites ;
- La réhabilitation des points d'eau.

A ce jour, le projet de cultures de contre saison est en cours d'exécution dans la région des Savanes. D'importantes superficies y sont exploitées en cultures maraîchères. Quant aux autres volets, de nombreuses actions sont entreprises en vue de leur mise en œuvre.


4.2- Acteurs engagés ou intéressés à des opérations agricoles d'urgence

Il s'agit entre autres :

- du Chef de l'Etat qui s'est rendu lui-même sur les lieux du sinistre et qui a apporté directement son aide par l'intermédiaire des préfets ;
- du Gouvernement qui a agi à travers l'Agence de Solidarité Nationale ;
- du PAM par le biais de la Croix Rouge et de l'OCDI ;
- de la FAO, et des candidats à la députation.

4.3 – Propositions d'interventions agricoles d'urgence avec détails

Après un dénombrement raisonnable des victimes, les interventions en matière de sécurité alimentaire et de nutrition consiste à :

- poursuivre la fourniture de vivres et des compléments alimentaires afin de compenser le manque à gagner surtout en période de soudure ;
- mettre à disposition des semences améliorées de maïs, niébé et autres cultures potagères (piment, tomates, aubergines, oignons) pour la campagne agricole 2008-2009 ;
- mettre à disposition des engrais ;
- initier des microprojets générateurs de revenus complémentaires.


Tableau n°1 : Superficies à emblaver

Spéculation Nombre producteurs Superficie totale (Ha) Besoins
Semences Engrais (T)
Maïs (toutes les régions) 8.000 4.000 80 T 400
Sorgho (Savanes) 1.000 500 6 T 50
Niébé (Plateaux – Maritime) 1.000 250 3 T 6,250
Aubergine (Plateaux – Maritime) 500 125 1,875 T 106,250
Piment (Plateaux – Maritime) 500 125 100 kg 106,250
Tomate (Savanes) 500 35 15 kg 30
Oignon (Savanes) 500 35 350 kg 30
Total 12.000 5.070

Tableau n°2 : Besoins financiers pour intrants

Spéculation Besoins
Semences (Fcfa) Engrais (Fcfa)
Maïs (toutes les régions) 36.000.000 96.000.000
Sorgho (Savanes) 2.700.000 12.000.000
Niébé (Plateaux – Maritime) 1.350.000 1.500.000
Aubergine (Plateaux – Maritime) 131.250.000 25.500.000
Piment (Plateaux – Maritime) 7.500.000 25.500.000
Tomate (Savanes) 1.102.500 7.200.000
Oignon (Savanes) 14.000.000 7.200.000
Total 193.902.500 174.900.000

4.4 – Population cible et bénéficiaires

Ce sont essentiellement les victimes des inondations, c'est-à-dire des populations déplacées suite à la catastrophe, qui ont perdu notamment leurs récoltes, leur cheptel et autres biens y compris leurs habitations.

4.5 – Donateurs potentiels

Les principaux donateurs sont les institutions des Nations Unies qui habituellement interviennent dans de pareilles situations à savoir : PAM, UNICEF, FAO. Ensuite viennent les Organisations caritatives telles que : OCDI, CATHWELL, Croix Rouge/Croissant Rouge, etc. et les Ambassades. Enfin on peut mentionner les structures nationales et autres associations et ONG sans oublier certaines personnalités politiques de bonne volonté.

4.6 – Réserve de sécurité alimentaire / stock national de sécurité alimentaire au 1er mars 2008

Le stock national de sécurité alimentaire au 1er mars est d'environ 8.000 tonnes.

4.7 – Capacités logistiques et contraintes

La crise socio-politique qu'a connue le Togo a affecté ses capacités logistiques. Néanmoins les principaux axes routiers desservant les régions sinistrées sont en place et sont dans un état acceptable. Quant aux moyens de transport, on pourra le cas échéant recourir au transport privé.

L'urgence constitue la principale contrainte. Car, lorsque les difficultés financières auront été surmontées, il faudra dans les meilleurs délais que les aides parviennent aux bénéficiaires.


CONCLUSION

La production agricole au Togo évolue en dents de scie ; les années de bonnes productions vivrières alternent en effet, avec celles de mauvaises récoltes. Ceci est principalement dû aux conditions climatiques enregistrées. Ainsi les différents résultats de campagne obtenus, ne sont que les reflets de ces conditions météorologiques. La fluctuation de production qui en résulte affecte la disponibilité alimentaire.


ANNEXE
TOGO : BILAN CEREALIER PREVISIONNEL 2007-2008

Unité : tonne
RIZ BLE MIL/SORGHO TOTAL
POSTES MAIS/AUTRES

Population au 30/04/2008 5 465 000

I. DISPONIBILITES 48 428 - 757 823 806 251
Production
Production brute 80 420 - 833 124 913 544
Production disponible (ou nette) 48 252 - 749 812 798 064
Stocks initiaux 176 - 8 011 8 187
. Paysans - - - -
. autres 176 - 8 011 8 187
II. BESOINS 66 180 21 860 706 055 794 095
Norme de consommation (kg/hbt/an). 12,0 4,0 127,0 143
Consommation humaine totale 65 580 21 860 694 055 781 495
Stocks finaux 600 - 12 000 12 600
. Paysans - - - -
. Autres 600 - 12 000 12 600
III. EXCEDENT(+)/DEFICIT(-) (16 998) (21 860) 61 012 12 156
BRUT.
IV. SOLDE IMPORT/EXPORT. 80 417 63 232 593 144 242
.importations commerciales 80 527 63 331 595 144 453
. aides prévues - - - -
. exportations 110 99 2 211
V. EXCEDENT/DEFICIT( ) NET. 63 419 41 372 61 605 156 398

VI . DISPONIBLE APPARENT/HBT (Kg) 23,7 11,6 140,5 173,9



BILAN VIVRIER: CAMPAGNE AGRICOLE 2007/2008

Niveau National

PRODUCTION VIVRIERE

Unité = Tonne
PRODUITS PRODUCTION PERTES ET PRODUCTION STOCKS SOLDE DISPONI- BESOINS EXCEDENTS
BRUTE SEMENCES NETTE REPORTS IMPORT BILITES ALIMEN- DEFICITS
EXPORT NETTES TAIRES
CEREALES 843.496 84.350 759.146 - - 759.146 755.394 3.753

Maïs 545.848 54.585 491.263 - - 491.263 467.311 23.952
Sorgho-mil 244.672 24.467 220.205 - - 220.205 218.374 1.831
Riz usiné 52.273 5.227 47.046 - - 47.046 69.075 -22.030
Blé
Autres Céréales 703 70 633 - - 633 633 0

TUBERCULES 1.408.952 101.358 1.307.594 - - 1.307.594 798.705 508.889

Igname 618.211 61.821 556.390 - - 556.390 371.750 184.640
Manioc 773.162 38.658 734.504 - - 734.504 410.255 324.249
Autres Tubercules 17.579 879 16.700 - - 16.700 16.700 0

LEGUMINEUSES 103.915 10.392 93.524 - - 93.524 67.726 25.797

Haricot 62.941 6.294 56.647 - - 56.647 43.030 13.917
Arachide 35.953 3.595 32.358 - - 32.358 20.177 12.181
Autres Légumineuses 5.021 502 4.519 - - 4.519 4.519 0

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# Posté le mercredi 26 mars 2008 11:28
Modifié le mercredi 26 mars 2008 11:39

REPUBLIQUE DU BENIN, CONCERTATION REGIONALE SUR LA SITUATION ALIMENTAIREET NUTRITIONNELLE AU SAHEL ET EN AFRIQUE DE L'OUEST

REPUBLIQUE DU BENIN, CONCERTATION REGIONALE SUR LA SITUATION ALIMENTAIREET NUTRITIONNELLE AU SAHEL ET EN AFRIQUE DE L’OUEST
REPUBLIQUE DU BENIN
___________

MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DE L'ELEVAGE ET DE LA PECHE
____________


CONCERTATION REGIONALE SUR LA SITUATION ALIMENTAIRE


Nouakchott/Mauritanie, du 17 au 21 mars 2008


Présenté par : - AJAVON Yves Césaire, CSS/MAEP- GOUNOU Evariste, C/SIAR-ONASA- HOUINDOTE Andréa, PF/Nutrition




1- Principaux résultats de la campagne agricole 2007 – 2008

2.1. Production agricole 2007/2008

Globalement, la campagne agricole 2006/2007 a été marquée par une amélioration dans la mise en place des engrais bien que par endroits quelques retards et surtout une insuffisance notoire aient été signalés. Entre autres paramètres qui ont contribué à la régression (par rapport à 2006) du niveau de production vivrière en 2007 dans certains secteurs on pourrait énumérer les inondations, les poches de sécheresse observées ici et là, la rupture brutale des pluies, l'insuffisance de semences améliorées paradoxalement à leur faible taux d'adoption enregistré au plan national, le non accès à temps aux micro-crédits de campagne par les producteurs.
Malgré les contre-performances enregistrées, quelques relèvements du niveau de production des céréales, des racines et tubercules et des légumineuses ont été observés par endroits.
Le point des superficies emblavées et des volumes de productions obtenus en 2007 pour les principales spéculations au plan national se présente comme ci après :

► 735.062 Ha et 760.683 tonnes contre 709.543 Ha et 841.915 tonnes en 2006 pour le maïs,
► 215.366 Ha et 176.761 tonnes contre 193.022 Ha et 173.369 tonnes en 2006 pour le sorgho/mil,
► 29.122 Ha et 67.602 tonnes contre 29.615 Ha et 80.221 tonnes en 2006 pour le riz,
► 186.677 Ha et 2.375.510 tonnes contre 172.399 Ha et 2.109.807 tonnes en 2006 pour l'igname,
► 215.769 Ha et 2.968.568 tonnes contre 213.343 Ha et 2.806.750 tonnes en 2006 pour le manioc,

► 119.695 Ha et 91.056 tonnes contre 117.106 Ha et 96.317 tonnes en 2006 pour le niébé,
► 140.328 Ha et 121.202 tonnes contre 135.400 Ha et 111.139 tonnes en 2006 pour l'arachide.

Tableau 1: Emblavures et productions par groupe de cultures en 2007 et 2006 au niveau national
UNITES CEREALES
(maïs, sorgho, mil, riz) TUBERCULES (igname, manioc, patate, taro) LEGUMINEUSES (niébé, arachide)
2006 2007 Var. % 2006 2007 Var. % 2006 2007 Var. %
Superficie (Ha) 934727 982282 5,09 402961 418817 3,93 252506 260023 2,98
Production (Tonnes) 1096852 1007541 -8,14 4977841 5403553 8,55 207456 212259 -5,10

Les groupes de cultures ont affiché les écarts de réalisation suivants entre 2007 et 2006 :

 Une hausse de 5,09% des superficies sous céréales et une production en baisse de 8,14%,
 Une augmentation de 3,93% et de 8,55% respectivement des superficies occupées par les racines et tubercules et de leur niveau de production,
 Une augmentation de 2,98% pour les emblavures et une diminution de 5,10% pour la production de légumineuses.

Au regard de ce qui précède, on peut retenir par rapport à 2006 que ;

- En 2007 on a plus cultivé les céréales, les racines et tubercules et les légumineuses.
- Les racines et tubercules ont affiché une hausse tant de leurs emblavures que de leur niveau de production.
- Les céréales et les légumineuses, malgré l'augmentation des superficies emblavées ont connu une baisse de production. Le riz a enregistré une baisse de ses superficies cultivées.

La production de céréales par tête d'habitant est passée de 149,77 kg en 2005 à 140,02 kg en 2006 et à 124,56 kg en 2007. La production par tête d'habitant de tubercules est passée de 682,53 kg en 2005 à 635,44 kg à 2006 puis à 668,06kg en 2007 et celle des légumineuses est respectivement pour ces années, passée de 27,84 kg à 26,48 kg puis à 26,24 kg
Tableau 2: Evolution de la production par tête d'habitant de 2000 à 2007

Années Population du Bénin Céréales Racines et Tubercules Légumineuses
Production en tonnes Production en
Kg/tête Production en
Tonnes Production
en
Kg/tête Production en
tonnes Production en
Kg/tête
2002 6543662 1049491 135,64 5062523 640,75 222691 28,58
2003 6947093 1038197 160,38 5232037 773,65 222345 34,03
2004 7355000 1119107 149,44 5349437 753,13 248898 32,01
2005 7492929 1122241 149,77 5114179 682,53 208624 27,84
2006 7833744 1096852 140,02 4977841 635,44 207456 26,48
2007 8 088 341 1007541 124,56 5403553 668,06 212259 26,24
SOURCE : DPP/MAEP, ONASA
La production céréalière prévisionnelle 2007 estimée en novembre à 1 207 278 tonnes est révisée à la baisse et s'évalue à 1 007 541 tonnes. Comparée à celle de 2006 qui était de 1 095 505 tonnes et à la moyenne des cinq dernières années, elle est en baisse respectivement de 8,73 % et de 7,58 %.

Cette situation désagrégée par culture permet de constater que :
 la production de maïs en 2007 est en baisse de 10,67% par rapport à celle de 2006 et en baisse de 7,95% par rapport à la moyenne quinquennale.
 la production de sorgho/mil en 2007 est en hausse de 1,91% par rapport à celle de 2006 et baisse de 11,19% par rapport à la moyenne de 2002 à 2006.
 la production de riz en 2007 est en baisse de 18,66% par rapport à celle de 2006 et en hausse de 1,96%. par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
 La production de céréales en 2007 comparée à 2006 et à la moyenne des cinq dernières années est en baisse respectivement de 8,73% et de 7,58%.
 La production de céréales par tête d'habitant cette année comparée à 2006 est en baisse de 12,41% et en baisse de 18,05% par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

Tableau 3: Evolution comparée de la production céréalière

Campagne agricole Maïs
Sorgho/Mil
Riz Total céréales Production céréales par tête d'habitant
2007/2008 (tonnes) 760683 176761
67602 1007541 124,56
2006/2007 (tonnes) 841915 173369 80221 1 095 505 140,02
Moyenne quinquennale
2002 – 2006 (tonnes) 821159 196552,2 66275,6 1083986,8 147,05
Variation
07-08/06-07 (%) -10,67 1,91 -18,66 -8,73 -12,41
Variation
07-08/ 2002-2006 (%) -7,95 -11,19 1,96 -7,58 -18,05

2.2. Situation de l'élevage et des pâturages
2.2.1. Gestion des pâturages
En dehors du problème de la réduction continue des zones de pâturage au profit des zones de culture, l'année 2007 a été marquée par des inondations dans les principales zones d'élevage, entravant ainsi une alimentation correcte des animaux. Cependant, il n'a été signalé nulle part des mortalités importantes liées à cette situation.
2.2.2 Transhumance
Dune manière générale, en 2007, la transhumance s'est déroulée sans gros incidents dans l'ensemble du pays. Les comités locaux de transhumance, les autorités politico administratives et les élus locaux ont contribué à la bonne gestion de la transhumance. La plupart des conflits ont réglés à l'amiable. Il convient de signaler quelques conflits meurtriers notamment dans le Département du Plateau et du Zou.

La transhumance transfrontalière s'est poursuivie avec des troupeaux en provenance du Burkina Faso, du Niger, du Nigeria. Notre pays assiste de plus en plus à une tendance poussée de sédentarisation de transhumants étrangers.
2.2. 3 Situation de la santé animale

La situation sanitaire du cheptel national a été dans l'ensemble sous contrôle pour la période indiquée même si la menace d'une épizootie d'Influenza Aviaire Hautement Pathogène a pesé sur le pays surtout avec la résurgence de foyers dans les états voisins et l'apparition de nouveaux foyers au Ghana et au Togo. Des alertes à la grippe aviaire ont été enregistrées (Cinq (05) au total). Les investigations faites au niveau des laboratoires nationaux ont révélé la circulation du virus de la maladie de Newcastle et sont négatives en ce qui concerne l'influenza aviaire.

Parmi les principales affections constatées les trypanosomiases bovines sont la dominante pathologique suivie respectivement de la peste des petits ruminants de la maladie de Newcastle, et de la fièvre aphteuse. La peste porcine africaine a connu une résurgence cette année avec, à fin octobre 18 foyers enregistrés contre 05 pour l'année 2006. Le tableau ci-dessous fait le point de la situation.
La non mise en place effective du Fonds National de Lutte contre les Epizooties pour permettre l'indemnisation des propriétaires des animaux abattus et l'absence de programmes régionaux pour le contrôle et l'élimination des maladies transfrontalières restent la difficulté majeure pour l'application de mesures sanitaires radicale.

2.3. Offre et demande céréalière

La production vivrière en 2007 (1007541 tonnes de céréales, 5403553 tonnes de racines et tubercules, 212259 tonnes de légumineuses) a été globalement bonne. Toutefois, les prévisions céréalières et celles des légumineuses estimées à mi parcours (en septembre 2008) ont été revues à la baisse. Ainsi, bien qu'on ait emblavé plus de superficies pour l'ensemble des cultures, la production de céréales et de racines – tubercules a régressé respectivement de 8,14% et 5,10% au plan national.

Cette situation est due aux perturbations pluviométriques notamment les inondations et les poches de sécheresse enregistrées et qui ont affecté dans une certaine mesure les rendements des cultures.