République du Sénégal
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Un Peuple – Un But – Une Foi
RAPPORT DU SENEGAL
Concertation régionale sur la situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l'Ouest
Nouakchott/Mauritanie, du 17 au 21 Mars 2008
Mars 2008
Sommaire 2
INTRODUCTION 2
I-PRINCIPAUX RESULTATS DE LA CAMPAGNE AGRICOLE 2007-2008 2
1.1. Production agricole 2007-2008 3
1.1.1. Productions 3
1.1.2. Bilan céréalier 2007/2008 4
1.2. Analyse de l'offre et de la demande céréalière (accès aux aliments et évolution des prix des produits alimentaires- octobre 2007/Février 2008) 4
1.2.1. Prix au producteur 4
1.2.2. Prix de détail des céréales locales 5
1.2.3. Prix de détail du riz local décortiqué et des céréales importées 6
II- SITUATION NUTRITIONNELLE ET BILAN DE LA MISE EN ŒUVRE DU PLAN D'ACTION ELABORE à MBODIENE/SENEGAL, MARS 2007 7
2.1. Situation nutritionnelle en 2007 dans les zones d'intervention du PRN 7
2.2. Suivi SAP des indicateurs nutritionnels 8
2.3. Bilan de la mise en œuvre du plan d'action élaboré à Mbodiene/ Sénégal, mars 2007 8
III- ZONES IDENTIFIEES À RISQUE ALIMENTAIRE 10
IV- STRATEGIES DE SURVIE MISES EN PLACE 10
V- BESOINS D'INTERVENTION AGRICOLE D'URGENCE 11
CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS 12
ANNEXES 15
INTRODUCTION
Ce rapport fait le point sur la situation alimentaire au Sénégal en vue de la concertation régionale sur la situation alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique de l'Ouest, prévue à Nouakchott/Mauritanie, du 17 au 21 Mars2008
I-PRINCIPAUX RESULTATS DE LA CAMPAGNE AGRICOLE 2007-2008
1.1. Production agricole 2007-2008
1.1.1. Productions
La production céréalière pour la présente campagne hivernale se chiffre à 772 239 tonnes, soit une baisse de 24% par rapport à l'année dernière et de 32% par rapport à la moyenne des cinq dernières années (voir graphique 4).
Graphique 4
Le mil, le sorgho, le maïs et le riz enregistrent respectivement une baisse de production de 36%, 17%, 13% et 9% par rapport à la campagne agricole 2006/07.
S'agissant des cultures industrielles, les productions pour l'arachide d'huilerie s'élèvent à 331 195 tonnes, soit une diminution de 28% par rapport à la production de l'année dernière, et de 33% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Cette situation résulte de la baisse des rendements (30% au niveau national) et de la physionomie de cette présente campagne agricole marquée par un arrêt précoce des pluies.
Graphique 5
Pour le coton, la production se chiffre à 45 138 tonnes. Elle a enregistré une diminution de 13% par rapport à la campagne précédente et égale la moyenne des cinq dernières années.
S'agissant des autres spéculations, on constate :
• une forte baisse de 24% (52 931 tonnes l'année précédente contre 40 392 tonnes cette année) pour le niébé;
• 83% de diminution pour le sésame (25 563 tonnes en 2006/07 contre 4 331 tonnes pour cette présente campagne) ;
• une forte hausse pour le manioc, 155% (120 841 tonnes en 2006/07 contre 308 312 tonnes en 2007/08).
1.1.2. Bilan céréalier 2007/2008
L'analyse du bilan céréalier prévisionnel fait ressortir les éléments suivants :
- les disponibilités internes comprenant la production nationale nette (697 394 T) et les stocks (148 604 T) sont évalués à 845 998 tonnes et couvrent 38 % des besoins céréaliers nationaux estimés à 2 214 490 tonnes.
Le déficit brut avant importation est de 1 368 492 tonnes.
- le programme d'importation porte sur un volume de 1 120 060 tonnes (commerciales 1 109 400 tonnes et aides alimentaires 10 660 tonnes), dont 810 660 tonnes de riz ; 295 800 tonnes de blé et 13 600 tonnes de maïs.
Sur la base des informations actuellement disponibles, il est constaté un déficit prévisionnel après importation de 248 432 tonnes de céréales entières et une disponibilité céréalière apparente de 172 kg/hbt.
1.2. Analyse de l'offre et de la demande céréalière (accès aux aliments et évolution des prix des produits alimentaires- octobre 2007/Février 2008)
1.2.1. Prix au producteur
Les baisses progressives des productions au cours des trois dernières campagnes agricoles ont négativement impacté sur les cours des céréales dans les marchés ruraux. Conséquemment, les offres sont modiques et les prix pratiqués ont connu une ascendance prématurée. Ces prix n'ont été collectés que dans une aire restreinte située sur l'axe Fatick-Kaolack-Tambacounda. Ainsi, dès le mois d'octobre 2007, les prix au producteur des céréales locales ont amorcé inexorablement une tendance haussière qui s'explique par :
l'épuisement des réserves paysannes durant la période de soudure 2007/08 ;
le niveau élevé et inflationniste des prix depuis le mois de juin 2007 ;
les mauvais résultats enregistrés lors de la campagne agricole 2007/08 qui se sont soldés par des baisses de 24 % sur les céréales et 28 % sur l'arachide par rapport à la dernière campagne. Par rapport à la moyenne des cinq dernières années, ces baisses sont de 32 % et 33 % respectivement.
les difficultés observées dans le déroulement de la campagne officielle de collecte de l'arachide et notamment la vente de la production dans les marchés parallèles.
Durant la période allant de novembre 2007 à février 2008, les producteurs ont cédé les céréales dans les fourchettes ci après : « 149-157 » F CFA/kg pour le mil souna, « 139-145 » F CFA/kg pour le sorgho et « 140-145 » F CFA/kg pour le maïs. Ce niveau élevé des prix contraste avec celui des prix relevés à la même période l'année dernière. En effet, au cours des cinq premiers mois de la phase de commercialisation des produits agricoles (octobre 2006 – février 2007), les prix s'établissaient comme suit : « 101-119 » F CFA/kg pour le mil souna, « 110-123 » F CFA/kg pour le sorgho et « 98-130 » F CFA/kg pour le maïs.
Pour une meilleure appréciation de la situation, le graphe et le tableau ci-dessous illustrent le comportement des prix pratiqués dans les marchés ruraux.
Graphique 6
oct-07 nov-07 déc-07 janv-08 févr-08
MIL_PROD 128 149 148 157 154
SOR_PROD 133 146 139 141 145
MAIS_PROD 117 143 138 144 146
Tableau 1 : évolution post campagne des indices de prix en gros des céréales
1.2.2. Prix de détail des céréales locales
A l'instar des prix au producteur, ceux de détail ont épousé la même allure. Les prix moyens mensuels pratiqués sont relativement élevés par rapport à cette période qui correspond à la première phase de commercialisation des céréales locales. Cette situation exceptionnelle s'explique par la faiblesse ou l'absence des transferts des zones rurales vers les zones déficitaires et les marchés urbains. Ainsi, les céréales locales sont chèrement acquises par les consommateurs à cause du faible niveau d'approvisionnement des marchés et de la forte demande. Les prix moyens mensuels ont évolué dans les fourchettes suivantes : « 185-190 » F CFA/kg pour le mil souna, « 177-193 » F CFA/kg pour le sorgho et « 160-183 » F CFA/kg pour le maïs.
La faible baisse des prix observée durant le mois de décembre, s'explique par la faible demande occasionnée par les préoccupations relatives à la fête de Tabaski et n'a été que de courte durée. Par contre, la situation vécue lors de la campagne agricole précédente (2006/07) a été plus reluisante pour les consommateurs. Les céréales locales étaient offertes dans des fourchettes plus raisonnables, à savoir : « 150-160 » pour le mil souna, « 160-180 » pour le sorgho et « 150-160 » F CFA/kg pour le maïs.
Graphique 7
oct-07 nov-07 déc-07 janv-08 févr-08
MIL_DETAIL 185 189 180 193 190
SOR_DETAIL 193 189 177 189 187
MAIS_DETAI 174 171 160 182 181
Tableau 2 : évolution post campagne des indices de prix au détail des céréales
1.2.3. Prix de détail du riz local décortiqué et des céréales importées
Le riz local décortiqué : du mois d'octobre 2007 au mois de février 2008, les prix de détail du riz local décortiqué ont oscillé dans la fourchette « 210-245 » F CFA/kg, soit une moyenne semestrielle de 228 F CFA/kg. Ce niveau élevé des prix s'explique par la modicité des disponibilités et par le rehaussement des prix du riz importé qui a occasionné une forte demande du riz local dans les zones de consommation. Toutefois, le riz local reste toujours plus accessible que le riz importé. Par rapport à la situation du marché à la même période de la campagne agricole précédente, les prix pratiqués cette année sont nettement supérieurs. Le prix moyen semestriel est passé respectivement de 196 F CFA/kg (octobre 2006-février 2007) à 228 F CFA/kg (octobre 2007 – février 2008), soit un taux d'accroissement annuel de + 16 %.
Concernant les céréales importées (riz et maïs) la situation se présente comme suit :
Le riz importé : le volume des importations de cette céréale est toujours important. Ses prix ont subi de fortes hausses durant le dernier semestre. D'octobre 2007 à février 2008, les prix moyens mensuels se sont caractérisés par une allure haussière ininterrompue. Ainsi, durant cette période, les prix moyens mensuels ont évolué dans la fourchette « 234-270 » F CFA/kg, soit une moyenne semestrielle de 249 F CFA/kg. Cette tension est liée à des facteurs exogènes internationaux (hausse des prix sur le marché international, forte demande, hausse des coûts de transport, etc.). Il en résulte un important écart des prix entre la période octobre 2007-février 2008 et la période octobre 2006-février 2007. Le prix moyen semestriel est passé respectivement de 220 F CFA/kg à 249 F CFA/kg, soit un écart net de 29 F/kg.
Le maïs importé : compte tenu de la faible production locale et de la forte demande, les importations de cette céréale ont repris plutôt que d'habitude (novembre 2007). Ses prix ont évolué dans la fourchette « 165-188 » F CFA/kg et ont contribué à atténuer l'inflation des prix du maïs local. A l'instar des autres céréales, le prix moyen semestriel du maïs importé est marqué par un accroissement annuel net qui se chiffre à 20 F/kg.
Graphique 8
oct-07 nov-07 déc-07 janv-08 févr-08
MAIS_IMP 165 169 175 183 188
RIZ_IMP_BR 234 241 245 256 270
RIZ_LOC 208 230 244 234 226
Tableau 3 : évolution post campagne des indices de prix au détail des céréales et du riz importés
II- SITUATION NUTRITIONNELLE ET BILAN DE LA MISE EN ŒUVRE DU PLAN D'ACTION ELABORE à MBODIENE/SENEGAL, MARS 2007
L'état nutritionnel des populations s'apprécie à travers ceux des enfants, des femmes en âge de procréer et femmes enceintes. Ainsi les indicateurs utilisés permettent de déterminer le degré d'émaciation ou d'anémie chez ces catégories.
2.1. Situation nutritionnelle en 2007 dans les zones d'intervention du PRN
Le programme de renforcement de la nutrition intervient dans 29 districts de santé sur 63 existants et couvre 23% des enfants âgés de moins de 05 ans. Les activités de suivi promotion de la croissance sont menées mensuellement sur la base de l'indice Poids/Age avec comme cible les enfants de 0 à 24 mois. Partant des résultats des enquêtes MICS et EDS, il apparaît que la prévalence de la malnutrition est plus faible dans les zones d'intervention du PRN.
Mois Janv Fev Mars Avril Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Dec
% enfants malnutris 6 9 8 10 10 10 10 10 10 9 10 9
Tableau 4 : Evolution de la malnutrition en zone urbaine en 2007
Mois Janv Fev Mars Avril Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Dec
% enfants malnutris 8 8 7 8 8 10 11 12 11 12 11 10
Tableau 5 : Evolution de la malnutrition en zone rurale en 2007
2.2. Suivi SAP des indicateurs nutritionnels
Les données analysées sont collectées mensuellement par les correspondants régionaux du Système d'Alerte Précoce (SAP) du SE/CNSA sur la base des registres de consultations des enfants et des femmes dans les structures de santé au niveau départemental (à l'exception des départements de Dakar, Pikine et Guédiawaye).
Cependant l'enquête EDS-IV et les résultats obtenus auprès du dispositif d'information du SAP n'ont pas établi de lien entre la très faible production céréalière au cours cette campagne et l'état nutritionnel des populations.
2.3. Bilan de la mise en œuvre du plan d'action élaboré à Mbodiene/ Sénégal, mars 2007
Dans le cadre du suivi de la mise en œuvre des recommandations de l'atelier sous régional de Mbour (22 et 23 mars 2007) sur le thème « quels indicateurs nutritionnels à intégrer dans la surveillance et l'alerte précoce en Afrique de l'Ouest ? », une série de rencontres ont été organisées avec la participation de toutes les structures qui concourent à la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
A l'issue des séances de travail, les points suivants ont été retenus :
• Le diagramme de maigreur utilisé dans tous les postes de santé au Sénégal dans les années 90 pourrait être réintroduit afin de collecter régulièrement les données sur l'indice Poids / Taille qui est un indicateur permettant la surveillance et surtout pouvant servir à donner l'alerte précoce. En effet, la finalité du système de surveillance est de recueillir des informations pertinentes pouvant aider à la prise de décision. La mesure de la taille est nécessaire mais ne se fait pas aujourd'hui.
• L'indice Poids / âge actuellement mesuré au niveau des sites communautaires est collecté par les postes de santé qui remontent l'information jusqu'au niveau régional, en passant par les districts sanitaires. Il y a lieu de renforcer le système de collecte de cet indicateur dont la disponibilité est garantie actuellement.
• consulter les données de l'enquête EDS IV où l'indice Poids / Taille a été mesuré et faire une cartographie de ces données qui sont les plus récentes (2005).
• Garder toujours à l'esprit que la sécurité alimentaire est un des déterminants de la malnutrition (déterminant sous jacent). Beaucoup d'autres facteurs ont un impact sur l'état nutritionnel de la population. Donc il va falloir être prudents dans les conclusions et les corrélations faites entre la situation alimentaire et la situation nutritionnelle.
• Analyser en détail les expériences du Mali, du Niger et du Burkina Faso en matière de surveillance alimentaire et nutritionnelle pour s'en inspirer en vue d'adaptation dans notre contexte. Il faut aussi évaluer la nécessité d'effectuer une mission sur place pour mieux s'imprégner de ces expériences.
• L'enquête agricole étant prévue chaque année, il faut dés à présent choisir des indicateurs nutritionnels à y intégrer. Cette enquête porte sur 3000 exploitations agricoles et il serait intéressant d'élargir la gamme des paramètres à collecter avec les données nutritionnelles : périmètre brachial, poids, Taille.
Comme le poids pour taille est un indicateur de malnutrition aigue, il a été proposé de fixer des seuils d'alerte dans le cadre de son intégration SAP qui est d'abord un instrument devant permettre de détecter les signes avant-coureurs d'une situation indésirable en vue de mettre en place des mesures idoines.
Pour les cibles, le choix a été porté sur les enfants de 1 à 5 ans et les femmes en âge de procréer par une détermination régulière de leur IMC.
Le mécanisme de collecte de ces indicateurs doit être bien établi surtout par l'étude de la période, de la faisabilité et l'harmonisation des moyens de collecte.
Pour la finalisation du plan d'action qui a été présenté lors de l'atelier régional, Il a suggéré un certain nombre d'activités :
- l'organisation d'un atelier de 2 jours regroupant les membres du groupe de réflexion pour la revue des indicateurs ;
- l'organisation d'ateliers décentralisés par axes pour la validation des indicateurs sélectionnés au niveau des régions ;
- la budgétisation de la mise en place des mécanismes de collecte ;
- l'intégration des scores de diversité alimentaire, les échelles d'insécurité alimentaire, les modes de consommation alimentaire au niveau de la recherche action.
Des rencontres restreintes entre le Secrétariat Exécutif du Conseil National de Sécurité Alimentaire (SECNSA) et la Division de l'Alimentation de la Nutrition et de la Survie de l'Enfant (DANSE) au Ministère de la Santé ont débouché à la finalisation du plan d'action.
Des présentations relatives au mode de fonctionnement du Système d'Alerte Précoce (SAP), à la réalisation du bilan alimentaire et l'enquête agricole doivent être faites par les principaux acteurs impliqués lors de la prochaine réunion pour permettre une bonne mise à niveau de tous les membres du Groupe de Réflexion.
Dans le cadre du choix d'indicateurs nutritionnels à intégrer dans la prochaine enquête agricole, les modes de consommation alimentaire et la mesure du périmètre brachial ont été proposés pour faire partie des données à ajouter au niveau des fiches.
Concernant la cartographie des zones vulnérables, le Groupe a fait cas de son manque d'expérience dans ce domaine et envisage donc de demander au PAM qui procède à des cartographies (VAM) de faire une présentation de la méthodologie qu'il utilise.
Des contacts seront donc menés au niveau des structures concernées pour l'identification de personnes en vue des exposés relatifs aux thèmes suscités (SAP, Bilan alimentaire, VAM, enquête agricole).
Les concours des pays du Mali, Burkina et Niger seront aussi sollicités en vue de nous inspirer de leurs outils et de leurs méthodologies.
Enfin, il a été demandé de faire le plaidoyer au niveau de tous les partenaires oeuvrant dans le domaine de la nutrition et de la sécurité alimentaire pour l'appropriation du plan d'action.
III- ZONES IDENTIFIEES À RISQUE ALIMENTAIRE
Au regard de la configuration de l'hivernage 2007 et divers autres facteurs défavorables, la situation alimentaire reste préoccupante pour bon nombre de populations vivant dans les zones identifiées comme à risque.
En effet, la mission conjointement menée par le Gouvernement en partenariat avec les organismes partenaires (PAM, FAO, OCHA, OXFAM) du 16 au 26 janvier 2008, a permis d'établir la situation des zones à risque alimentaire selon le tableau qui figure en ANNEXE N°1.
Pour l'élevage la situation des estimation des effectifs concernés par l'aide d'urgence (30 % du noyau sensible + les équins) est établie comme suit :
Départements Bovins Ovins et caprins Equins
Saint-Louis 714 1 986 300
Dagana 4 482 6 246 1200
Podor 12 240 28 164 10 400
Linguère 12 540 48 564 9300
Louga 7 860 23 016 35 200
Kébémer 3 120 48 060 18 000
Matam 5 544 23 904 8 900
Kaffrine 9 666 11 340 27 900
TOTAL 56 166 191 280 111 200
Tableau 6 : effectifs des animaux domestiques concernés par l'aide d'urgence
IV- STRATEGIES DE SURVIE MISES EN PLACE
L'analyse des informations recueillies sur les stratégies locales d'adaptation des populations révèle un choix prioritaire pour :
- l'exode surtout au niveau des jeunes.
- Il y'a aussi le cas des femmes qui développent des activités professionnelles secondaires (linge, petit commerce......) dans les centres urbains.
- Des cas isolés d'AGR ont été notés surtout dans le domaine du maraîchage notamment dans les départements de Kaffrine /Koungheul.
- Le déstockage d'animaux (petits ruminants surtout) est aussi pratiqué même si c'est en dernier recours dans certaines zones.
- Il a été noté également un début de modification dans l'alimentation aussi bien du point de vue qualitatif que quantitatif.
o Ces observations se caractérisent chez certains ménages par la réduction, d'une part du nombre de repas quotidien chez les adultes et
o d'autre part réduction des condiments entrant dans la composition de ces repas
o et enfin, la consommation des aliments de pénurie dans certains endroits du pays, ce qui a pour conséquence une baisse de la qualité nutritionnelle de l'alimentation.
V- BESOINS D'INTERVENTION AGRICOLE D'URGENCE
• Compte tenu de la situation décrite plus haut et des perspectives de difficultés alimentaires annoncées, le Comité National Technique mis en place par le Premier Ministre a préparé et soumis à l'autorité de tutelle un projet de programme d'appui en vivres de soudures pour les populations les plus touchées (Cf. ANNEXE 1).
• Pour l'Elevage, les besoins d'aide d'urgence, ont été évalués en ciblant les zones les plus précaires, où le noyau sensible des ruminants (jeunes, femelles allaitantes et gestantes) ainsi que les chevaux de trait sont davantage soumis au risque de malnutrition voire de mortalité. Il s'agit des zones nord de faible productivité fourragère, où le départ des éleveurs en transhumance est précoce (départements de Saint-Louis, Podor, Dagana, Matam, Louga, Linguère et Kébemer) ainsi que les zones d'accueil comme Kaffrine au centre sud du Sénégal.
Il ne s'agit pas de couvrir les besoins des animaux mais plutôt d'apporter une ration de survie à 30 % des animaux du noyau sensible exposé au risque. Cette ration est estimée à ;
• Bovins : 120 jours x 1 kg x N
• Ovins et caprins : 120 jours x 0,5 Kg x N
• Equins : 120 jours x 1 kg x N
N : Effectifs des animaux soumis au risque
Départements
Aliment bovin
Aliment Ovin Caprin
Aliments Chevaux
Totaux (tonnes)
Saint-Louis 86 119 36 241
Dagana 538 375 144 1 057
Podor 1 469 1 690 1248 4 407
Linguère 943 2 914 1116 4 973
Louga 1 505 1 381 4224 7 110
Kébemer 374 2 884 2160 5 418
Matam 665 1 434 1068 3 167
Kaffrine 1 160 680 3348 5 188
Totaux 6 740 11 477 13 344 31 560
Tableau 7 : Besoins d'assistance en aliment de bétail
Espèces Effectifs Quantités (Tonnes) prix Tonnes Coût total FCFA
Bovine 56 162 6 740 150 000 1 010 988 000
Ovine et caprine 191 280 11 477 150 000 1 721 520 000
Equine 111 200 13 344 150 000 2 001 600 000
Total 31 561 4 734 108 000
Tableau 8 : Estimation des coûts des aliments de bétail
Pour la réalisation des opérations de distribution sur le terrain, des commissions, composées de représentants de l'Autorité administrative, des services de l'Elevage et de ceux des organisations d'éleveurs, seront mises sur pied. Aux niveaux national et régional les commissions auront pour rôle la coordination et la supervision des opérations d'assistance alors qu'au niveau départemental et local, ces structures se chargeront de la réception et de la distribution des aliments aux éleveurs et agropasteurs bénéficiaires. Elles feront des rapports périodiques de situation.
Par ailleurs, le noyau sensible du cheptel ciblé est localisé dans 54 Communautés rurales réparties sur 8 départements cités ci-dessus. La population animale concernée par l'assistance est composée comme suit :
Bovins : 56166
Ovins Caprins : 191 288
Chevaux de trait : 111 200
CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS
La tendance baissière en céréales consécutive à un important déficit pluviométrique avec une mauvaise répartition spatio-temporelle des précipitations varie d'un département à un autre voir au sein d'une même région. Cette situation est aggravée par le quasi absence de réserves issue de la campagne 2006/2007 qui elle aussi n'était pas fameuse. Cette baisse augure des difficultés dans la satisfaction des besoins alimentaires des populations rurales sachant que les céréales constituent essentiellement la base de leur alimentation.
Tout comme la situation agricole, l'analyse de la situation pastorale de cette année consécutive à la configuration de l'hivernage laisse entrevoir de réelles difficultés pour le cheptel.
L'existence des marchés d'approvisionnement ou d'écoulement des produits agricoles et d'élevage ne pose pas beaucoup de problème mais la principale contrainte reste l'accessibilité financière compte tenu de la faiblesse des revenus de populations.
Face à cette situation, des mesures d'urgence s'imposent afin d'atténuer les effets de la soudure tant au niveau de la durée que pour ce qui concerne sa sévérité en vue de permettre également à une bonne partie des populations à risque de surmonter une éventuelle crise alimentaire pour l'année 2008.
Au regard de la sécurité alimentaire, cette situation recommande :
• Dans l'immédiat, une assistance en vivre de soudure et en aliment de bétail est nécessaire pour les populations des zones les plus touchées pour ne pas dire toutes les communautés rurales
Cette assistance devra s'appuyer sur les résultats des enquêtes complémentaires en cours et devra tenir compte des disparités régionales de la crise.
• Aussi, pour une répartition équitable de ces vivres, un dispositif de distribution complet devra être mis en place en rapport avec les différentes structures concernées par la sécurité alimentaire. Les élus locaux devraient aussi être de ce dispositif.
• Toujours dans le court terme, un appui en intrants agricoles (pour le maraîchage) pourrait être envisagé dans les zones propices à l'activité maraîchère.
• Il serait aussi nécessaire de procéder très rapidement à un renforcement des programmes de cultures de diversification telles que le niébé dans la région de Diourbel, le sésame dans le Kaolack et Fatick et le bissap et le manioc dans les régions de Diourbel, Thiès, Kaolack et Fatick. En effet, ces cultures, en dehors du fait qu'elles peuvent être autoconsommées, peuvent constituer de véritables sources de revenus pour les populations rurales.
• Pour cette campagne, des zones comme la région de Thiès comptent beaucoup sur le programme manioc qui constitue cette année une véritable culture de substitution suite à la configuration de l'hivernage.
• Dans le moyen voir court terme, l'accent devra être mis sur la maîtrise de l'eau pour une redynamisation de l'agriculture surtout dans le contexte actuel où on assiste à une réduction constante de la saison hivernale.
Enfin, dans le moyen terme, un appui doit être apporté dans la réparation des forages en panne, car le problème d'abreuvement du bétail et de la population rurale se pose dans certaines localités visitées, particulièrement dans la région de Fatick.
ANNEXES
ANNEXE N°1 : Tableau des zones à risque et besoins vivriers pour la soudure 2008
REGIONS DEPARTEMENTS Nb total de CR NB CR ZAR COMMUNAUTES RURALES A RISQUE POPULATION Besoins vivriers annuels (T) Nb de mois de soudure Besoins viviers pour la soudure (T)
LOUGA Linguère Barkedji 15,199 1,210 6 605
Thiargny 8,906 706 6 353
Boulal 10,153 715 6 358
Ouarkhokh 14,957 1,108 6 554
Mbeuleukhé 6,072 391 6 196
S/Total 15 5 55,287 4,130 2,065
Kebemer Bandègne Ouolof 12,462 1,860 6 930
Diokoul Diawrigne 12,557 1,974 6 987
Kab gaye 9,548 1,350 6 675
Thieppe 10,672 2,088 6 1,044
Guéoul 11,795 1,800 6 900
Loro 8,044 348 6 174
Thiolom Fall 19,353 321 6 161
S/Total 15 7 84,431 9,741 4,871
Commune Louga 79,419 7,337 6 3,669
Louga Coki 18,569 1,672 6 836
Ndiagne 16,358 1,628 6 814
Pété Ouarack 4,414 396 6 198
Thiamène Cayor 16,324 1,467 6 734
Gandé 5,672 496 6 248
Keur Momar Sarr 20,542 1,842 6 921
Nguer Malal 20,256 1,816 6 908
Syer 5,556 492 6 246
Kelle Gueye 10,147 904 6 452
Mbédiene 13,756 1,200 6 600
Nguidile 18,210 1,632 6 816
Niomre 15,418 1,386 6 693
Léona 20,663 1,825 6 913
Ngueune Sarr 11,362 994 6 497
Sakal 22,409 1,475 6 738
S/Total 16 15 219,656 19,225 9,613
TOTAL REGION LOUGA 46 27 359,374 33,096 16,548
REGIONS DEPARTEMENTS Nb total de CR NB CR ZAR COMMUNAUTES RURALES A RISQUE POPULATION Besoins vivriers annuels (T) Nb de mois de soudure Besoins viviers pour la soudure (T)
SAINT LOUIS Saint Louis Mpal 21,634 4,002 5 1,668
Gandon 35,594 6,585 5 2,744
S/Total 2 2 57,228 10,587 4,411
Dagana Ross Bethio 8,754 1,619 5 675
Mbane Gae 7,878 1,457 5 607
S/Total 3 2 16,632 3,076 1,282
Podor Aere Lao 520 96 5 40
Mboumba 0
Medina Ndiathbe 2,256 417 5 174
Guede village 10,409 1,926 5 803
Dodel 558 103 5 43
Gamadji Sare 521 96 5 40
Fanaye 8,230 1,523 5 635
Ndiayène pendao 4,299 795 5 331
Galoya 20,440 3,781 5 1,575
Pete 19,691 3,643 5 1,518
S/Total 16 10 66,924 12,380 5,158
TOTAL SAINT LOUIS 21 14 140,784 26,043 10,851
REGIONS DEPARTEMENTS Nb total de CR NB CR ZAR COMMUNAUTES RURALES A RISQUE POPULATION Besoins vivriers annuels (T) Nb de mois de soudure Besoins viviers pour la soudure (T)
Com de Matam 18,036 2,002 5 834
Matam Com de Ourossogui 16,276 2,108 5 878
Com de Thilogne 10,406 1,386 5 578
Ogo 43,483 5,229 5 2,179
Nabadji 48,622 5,307 5 2,211
Oréfondé 16,509 2,291 5 955
Dabia 22,207 2,465 5 1,027
Bokidiawé 58,724 5,432 5 2,263
Agnam Civol 22,057 2,856 5 1,190
S/Total 10 10 256,320 29,076 12,115
MATAM Com de Kanel 10,996 1,221 5 509
Kanel Com de Semmé 5,490 508 5 212
Com de Waoundé 9,827 909 5 379
Wouro Sidy 34,715 3,853 5 1,605
Sinthiou Bamambé 52,521 4,858 5 2,024
Aouré 29,812 3,033 5 1,264
Bokiladji 32,661 3,323 5 1,385
Orkodiére 34,088 3,153 5 1,314
S/Total 8 8 210,110 20,858 8,691
Ranérou Com de Ranérou 1,672 125 5 52
Oudalaye 32,060 2,700 5 1,125
Vélingara 16,052 1,150 5 479
Louguéré Thiolli 5,409 500 5 208
S/Total 4 4 55,193 4,475 1,865
TOTAL MATAM 22 521,623 54,409 22,670
REGIONS DEPARTEMENTS Nb total de CR NB CR ZAR COMMUNAUTES RURALES A RISQUE POPULATION Besoins vivriers annuels (T) Nb de mois de soudure Besoins viviers pour la soudure (T)
TAMBA TAMBA Kouthiaba 33,726 3,640 5 1,517
Koumpentoun 16,195 1,748 5 728
Malemn Niani 15,343 1,656 5 690
Koussanar 6,462 697 5 290
Sinthiou Malem 6,420 693 5 289
S/Total 12 5 78,146 8,434 3,514
Kédougou Bandafassi 26,416 3,258 5 1,358
Tomboronkoto 9,283 1,145 5 477
Dimboli 7,009 864 5 360
Fongolimbi 8,063 994 5 414
Médina Baffé 7,466 921 5 384
Dakatelli 13,560 1,672 5 697
Salémata 10,481 1,293 5 539
Khossanto 7,334 905 5 377
Missirah Sirimana 14,018 1,729 5 720
Saraya 110,162 13,587 5 5,661
S/Total 10 10 213,792 26,368 10,987
Bakel Goudiry 17,795 2,195 5 915
Koulor 18,410 2,271 5 946
Bellé 16,733 2,064 5 860
Sinthiou Fissa 6,411 791 5 330
Ballou 23,458 2,893 5 1,205
Gabou 16,419 2,025 5 844
Moudéry 17,129 2,113 5 880
Com. Diawara 12,000 1,480 5 617
Com. Bakel 12,000 1,480 5 617
S/Total 13 9 140,355 17,312 7,213
TOAL BAKEL 35 24 432,293 52,114 21,714
REGIONS DEPARTEMENTS Nb total de CR NB CR ZAR COMMUNAUTES RURALES A RISQUE POPULATION Besoins vivriers annuels (T) Nb de mois de soudure Besoins viviers pour la soudure (T)
KOLDA Sédhiou COM SEDHIOU 1,620 200 5 83
KARANTABA 6,770 835 5 348
KOILIBANTANG 3,468 428 5 178
NIAGHA 2,927 361 5 150
SIMBANDI BRASSOU 6,214 766 5 319
TANAFF 5,528 682 5 284
BONA 11,073 1,366 5 569
BOUNKILING 21,966 2,709 5 1,129
DIAROUME 20,820 2,568 5 1,070
DIAMACOUTA 19,233 2,372 5 988
DIENDE 12,108 1,493 5 622
DIANA MALARI 6,513 803 5 335
SAKAR 7,891 973 5 405
BAMBALI 12,736 1,571 5 655
DJIREDJI 14,606 1,801 5 750
DJIBABOUYA 4,763 587 5 245
BEMET BIDJINI 10,837 1,337 5 557
SANSAMBA 4,973 613 5 255
DIATTACOUNDA 19,342 2,386 5 994
DJIBANAR 13,866 1,710 5 713
SAMINE 26,230 3,235 5 1,348
S/Total 21 21 233,484 28,796 11,998
Kolda SARE BIDJI 2,654 327 5 136
TANKANTO ESCALE 6,880 849 5 354
MEDINA EL HADJI 4,680 577 5 240
DIOULACOLON 8,087 997 5 415
COUMBACARA 10,810 1,333 5 555
MAMPATIM 10,625 1,310 5 546
SALIKEGNE 12,097 1,492 5 622
BAGADAJI 6,832 843 5 351
DABO 9,631 1,188 5 495
FAFACOUROU 5,481 676 5 282
NDORNA 2,895 357 5 149
MEDINA YOROFOULA 3,976 490 5 204
S/Total 13 12 84,648 10,439 4,350
Vélingara MEDINA GOUNASS 36,126 5,012 5 2,088
KANDIA 16,615 2,305 5 960
KOUNKANE 30,894 4,287 5 1,786
WASSADOU 13,722 1,904 5 793
S/Total 10 4 97,357 13,508 5,628
TOTAL KOLDA 44 37 415,489 52,743 21,976
REGIONS DEPARTEMENTS Nb total de CR NB CR ZAR COMMUNAUTES RURALES A RISQUE POPULATION Besoins vivriers annuels (T) Nb de mois de soudure Besoins viviers pour la soudure (T)
ZIGUINCHOR BIGNONA DIOULOULOU 22,733 3,154 5 1,314
DJINIAKI 17,087 2,371 5 988
KAFOUNTINE 19,247 2,671 5 1,113
SINDIAN 11,203 1,554 5 648
SUEL 9,785 1,358 5 566
DJIBIDIONE 10,803 1,499 5 625
OULAMPANE 17,855 2,477 5 1,032
TENGHORY 22,320 3,097 5 1,290
NIAMONE 7,084 983 5 410
COUBALA 11,357 1,576 5 657
OUNK 9,729 1,350 5 563
BALINGOR 6,271 870 5 363
DJEGOUNE 7,506 1,041 5 434
KARTHIAK 7,332 1,017 5 424
MANGANGOULACK 8,942 1,241 5 517
MLOMP 10,456 1,451 5 605
Com. THIONKH ESSYL 8,572 1,189 5 495
COM BIGNONA 27,268 3,783 5 1,576
S/Total 18 18 235,550 32,682 13,618
ZIGUNICHOR NIAGUISS 17,214 2,388 5 995
ADEANE 21,013 2,916 5 1,215
BOUTOUPA-CAMARACOUNDA 14,029 1,947 5 811
NIASSYA 15,738 2,184 5 910
ENAMPOR 9,310 1,292 5 538
COM ZIGUNINCHOR 184,021 25,533 5 10,639
S/Total 6 6 261,325 36,260 15,108
OUSSOUYE DJEMBERENG 12,139 1,684 5 702
SANTHIABA MANDJACK 6,280 871 5 363
MLOMP 12,765 1,771 5 738
OUKOUT 12,360 1,775 5 740
OUSSOUYE 6,500 902 5 376
S/Total 5 5 50,044 7,003 2,918
TOTAL ZIGUINCHOR S/Total 29 29 546,919 75,945 31,644
REGIONS DEPARTEMENTS Nb total de CR NB CR ZAR COMMUNAUTES RURALES A RISQUE POPULATION Besoins vivriers annuels (T) Nb de mois de soudure Besoins viviers pour la soudure (T)
FATICK FATICK DIAKHAO 20,799 1,876 6 938
DIAOULE 11,376 1,037 6 519
MBELLACADIAO 11,233 1,089 6 545
NDIOB 14,210 1,180 6 590
DJILASS 7,390 757 6 379
FIMELA 16,749 1,697 6 849
LOUL SESSENE 16,497 2,347 6 1,174
PALMARIN FACAO 6,647 817 6 409
NGAYOKHENE 20,157 2,433 6 1,217
NIAKHAR 23,476 2,207 6 1,104
PATAR 19,332 1,898 6 949
DIARRERE 27,387 4,173 6 2,087
DIOROUP 16,887 1,504 6 752
TATTAGUINE 22,589 3,298 6 1,649
COM DJOFFIOR 8,784 922 6 461
COM FATICK 31,009 350 6 175
S/Total 16 16 274,522 27,585 13,793
GOSSAS MBADAKHOUNE 16,580 2,172 6 1,086
NGATHIE NAOUADE 10,202 1,336 6 668
NDIAGO 12,800 1,676 6 838
GAGNICK 11,813 1,548 6 774
COLOBANE 18,412 2,412 6 1,206
MBAR 25,975 3,403 6 1,702
OUADIOUR 10,380 1,359 6 680
PATAR LYA 16,253 2,129 6 1,065
NDIENE LAGANE 14,395 1,886 6 943
OUROUR 27,980 3,665 6 1,833
COM GOSSAS 1,965 258 6 129
COM GINGUINEO 15,500 2,031 6 1,016
S/Total 12 182,255 23,875 11,938
REGIONS DEPARTEMENTS Nb total de CR NB CR ZAR COMMUNAUTES RURALES A RISQUE POPULATION Besoins vivriers annuels (T) Nb de mois de soudure Besoins viviers pour la soudure (T)
FATICK FOUNDIOUGNE BASSOUL 8,947 1,242 6 621
DIONEWAR 11,462 1,592 6 796
DJIRNDA 11,162 1,549 6 775
DJILOR 19,784 2,732 6 1,366
DISSONG 32,000 2,470 6 1,235
KEUR SAMBA GUEYE 8,463 1,252 6 626
TOUBACOUTA 28,568 1,001 6 501
NIORO ALASSANE TALL 27,908 3,241 6 1,621
KEUR SAMLOUM DIANE 23,520 3,034 6 1,517
COM FOUNDIOUGNE 4,728 331 6 166
COM PASSY 5,627 600 6 300
COM SOKONE 9,021 963 6 482
S/Total 12 191,190 20,007 10,004
TOTAL FATICK 16 40 647,967 71,467 35,734
REGIONS DEPARTEMENTS Nb total de CR NB CR ZAR COMMUNAUTES RURALES A RISQUE POPULATION Besoins vivriers annuels (T) Nb de mois de soudure Besoins viviers pour la soudure (T)
KAOLACK KAOLACK THIOMBI 12,825 910 5 379
DYA 20,120 2,352 5 980
NDIEBEL 9,498 1,134 5 473
NDIAFATTE 23,939 2,313 5 964
KEUR SOCE 18,480 2,100 5 875
NDIEDIENG 18,858 2,138 5 891
KEUR BAKA 17,699 2,069 5 862
LATMINGUE 23,078 2,191 5 913
THIARE 18,007 2,435 5 1,015
S/Total 9 9 162,504 17,642 7,351
NIORO KEUR MADIABEL 18,339 522 5 218
COM NIORO DU RIP 22,000 983 5 410
S/Total 11 2 40,339 1,505 627
KAFFRINE / KOUNGHEUL 22 22 438,429 32,562 5 13,568
TOTAL KAOLACK 641,272 51,709 21,545
REGIONS DEPARTEMENTS Nb total de CR NB CR ZAR COMMUNAUTES RURALES A RISQUE POPULATION Besoins vivriers annuels (T) Nb de mois de soudure Besoins viviers pour la soudure (T)
THIES MBOUR DIASS 27,827 916 5 382
SINDIA 20,029 1,080 5 450
MALICOUNDA 24,932 1,416 5 590
SESSENE 28,600 2,328 5 970
SANDIARA 25,196 1,334 5 556
NGUEDIENNE 32,368 3,112 5 1,297
FISSEL 33,500 2,935 5 1,223
NDIAGANAIAO 46,400 4,065 5 1,694
S/Total 8 8 238,852 17,186 7,161
THIES NDIAYENE SIRAKH 25,256 2,700 5 1,125
NGOUDIANE 24,565 2,600 5 1,083
THIENABA 19,840 2,100 5 875
TOUBA TOUL 40,583 3,000 5 1,250
NOTTO DIOBASS 43,343 4,800 5 2,000
TASSET 25,600 2,700 5 1,125
KEUR MOUSSEU 33,497 2,600 5 1,083
DJENDER 23,000 2,000 5 833
FANDENE 21,473 2,400 5 1,000
COM THIES 15,000 1,600 5 667
COM KHOMBOLE 13,000 1,300 5 542
COM KAYAR 12,000 1,200 5 500
COM POUT 25,000 2,700 5 1,125
S/Total 13 13 322,157 31,700 13,208
TIAVAOUANE CHERIF LO 21,175 3,167 5 1,320
PIRE GOUREYE 18,617 2,158 5 899
MOROLLAND 14,550 1,686 5 703
NOTTO GOUYE DIAMA 30,149 4,509 5 1,879
MEOUANE 30,247 2,578 5 1,074
DAROU KHOUDOSS 53,500 8,783 5 3,660
TAIBA NDIAYE 23,781 3,545 5 1,477
MERINA DAKHAR 26,412 3,770 5 1,571
KOUL 22,640 3,238 5 1,349
PEKESSE 13,950 1,897 5 790
MABYENNE 5,777 746 5 311
REGIONS DEPARTEMENTS Nb total de CR NB CR ZAR COMMUNAUTES RURALES A RISQUE POPULATION Besoins vivriers annuels (T) Nb de mois de soudure Besoins viviers pour la soudure (T)
THIES TIVAOUANE GANDIOUF 16,112 2,190 5 913
NIAKHENE 7,851 1,122 5 468
THILMAKHA 10,954 1,576 5 657
MBORO 12,031 1,800 5 750
COM MEKHE 15,312 21,861 5 9,109
COM TIVAOUANE 38,265 2,913 5 1,214
S/Total 17 17 361,323 67,539 28,141
TOTAL REGION THIES 922,332 116,425 48,510
REGIONS DEPARTEMENTS Nb total de CR NB CR ZAR COMMUNAUTES RURALES A RISQUE POPULATION Besoins vivriers annuels (T) Nb de mois de soudure Besoins viviers pour la soudure (T)
DIOURBEL BAMBEY REFANE 25,558 1,970 5 821
LAMBAYE 28,082 2,164 5 902
NGONGOM 24,417 1,882 5 784
GAWANE 14,710 1,140 5 475
KEUR SAMBA KANE 16,507 1,272 5 530
BABAGARAGE 14,670 1,131 5 471
DINGUIRAYE 8,903 686 5 286
THIAKHAR 20,649 1,592 5 663
NGOYE 32,880 2,534 5 1,056
NDONDOL 15,296 1,179 5 491
NDANGALMA 26,521 2,044 5 852
S/Total 228,193 17,594 7,331
MBACKE NGAYE 5,342 412 5 172
TOUBA FALL 5,343 412 5 172
MISSIRAH 5,631 434 5 181
S/Total 16,316 1,258 524
DIOURBEL NDOULO 8,339 643 5 268
PATAR 709 609 5 254
NGOHE 7,758 598 5 249
TOKI GARE 9,455 729 5 304
TOURE MBONDE 6,690 516 5 215
NDINDY 8,846 682 5 284
KEUR NGALGOU 3,749 289 5 120
GADE ESCALE 4,470 345 5 144
TAIBA MOUTOUPHA 8,408 648 5 270
NDAKH SENE 6,518 502 5 209
COM DIOURBEL 2,300 177 5 74
S/Total 67,242 5,738 2,391
TOTAL REGION DIOURBEL 311,751 24,590 10,246
DAKAR YENNE/SANGALKHAM 4,127
ANNEXE N°2 Déficit de production de biomasse des départements à forte vocation pastorale
ANNEXE N°3: Déficit de production de biomasse pour tous les départements
ANNEXE N°4
Départements Superficies MIN MAX Déficit moyen
PODOR 12847000000 -2323 1953 -268
DAGANA 5583000000 -1038 2190 160
LOUGA 5649000000 -1103 1088 59
MATAM 5862000000 -1602 1198 91
SAINT-LOUIS 806000000 -595 1510 471
LINGUERE 15751000000 -1358 2318 193
RANEROU FERLO 14441000000 -1019 1902 221
KEBEMER 3865000000 -1153 1309 88
KANEL 8704000000 -1079 1570 401
TIVAOUANE 3169000000 -1166 1033 -105
BAKEL 22389000000 -1112 2065 313
MBACKE 2271000000 -705 1762 517
BAMBEY 1328000000 -689 1149 299
DIOURBEL 1295000000 -1279 1816 524
THIES 1604000000 -948 983 130
RUFISQUE 372000000 -578 1137 243
PIKINE 88000000 -378 586 182
GUEDIAWAYE 12000000 72 417 250
DAKAR 77000000 -214 687 247
GOSSAS 2316000000 -837 1347 325
KAFFRINE 6746000000 -1277 1236 -216
MBOUR 1903000000 -846 1538 205
KOUNGHEUL 4538000000 -1361 1479 121
TAMBACOUNDA 20236000000 -1240 2605 465
FATICK 2558000000 -1101 1152 115
KAOLACK 1890000000 -1013 970 -111
FOUNDIOUGNE 3046000000 -1466 1383 -26
NIORO DU RIP 2281000000 -1076 1060 79
KOLDA 8252000000 -1378 2324 508
VELINGARA 5511000000 -1091 2052 513
KEDOUDOU 16910000000 -1565 1526 -2
SEDHIOU 7354000000 -1966 1517 -220
BIGNONA 5353000000 -1956 1385 -145
ZIGUINCHOR 1131000000 -1375 1496 -46
OUSSOUYE 876000000 -1135 1419 270
ANNEXE N°5 : Tableau des Communautés rurales les plus affectées par le déficit en fourrage
Régions Départements CR. Besoins en aliment
(Tonne)
Saint-Louis Saint-Louis 241
Gandon
Mpal
Rao
Dagana 1 057
Mbane
Ross-Béthio
Podor 4 407
Aéré Lao
Mboumba
Médina-Ndiatbé
Dodel
Gamadji Sarré
Saldé
Galoya
Pété
Ndiayène Pendao
Louga Linguère 4 973
Boulal
Mbeuleukhé
Thiamène
Gassane
Thiargny
Louga 7 110
Sakal
Mbédiène
Keur M. Sarr
Coki
Régions Départements CR. Besoins en aliment (Tonne)
Louga (suite)
Kébemer Darou MoustY
Darou Marnane
Mbadiane
Ndoyenne
Sam Yabal
Touba Mérina
Ndande 5418
Bandegne Ouolof
Diokoul Diawrigne
Kab gaye
Thieppe
Sagatta
Géoul
Loro
Thiolom Fall
Kanéne Ndiob
Matam Matam 3 167
Agniam Civol
Dabia
Oréfondé
Bokidiawé
Nabadji Civol
Ogo
Kaolack Kaffrine Kahi 5 188
Boulel Goumack
Malem Hodar
Dianké Souf
Darou Minam
Ndioum Ngainthe
Gainthe Pathé
Ribot Escale
ANNEXE N°6 : BILAN CEREALIER PREVISIONNEL 2007/2008 (en Milliers de Tonnes)/PERIODE DU 01/11/07 au 31/10/2008 (à la date du 06/02/2008)
POSTES
RIZ
BLE
AUTRES CEREALES TOTAL
POPULATION 11 434 000 HBTS
1. / DISPONIBILITES 283.238 21.739 541.02 846.00
- Production Brute 265.947 0.00 634.30 900.25
- Production Disponible 158.24 0.00 539.16 697.39
- Stocks Initiaux 125.00 21.74 1.87 148.60
. Stocks Paysans 0.00 0.00 0.00 0.00
. Autres Stocks 125.00 21.74 1.87 148.60
2. / BESOINS 1170.00 349.34 695.14 2214.49
Consommation Humaine** 1,090.00 332.04 693.24 2115.29
- Stocks Finaux 80.00 17.30 1.90 99.20
. Stocks Paysans 0.00 0.00 0.00 0.00
. Autres Stocks 80.00 17.30 1.90 99.20
3. / EXCEDENT (+) DEFICIT (-) -886.77 -327.60 -154.12 -1368.49
4. / SOLDE IMPORT/EXPORT 810.66 295.80 13.60 1120.06
- Importations Commerciales 800.00 295.80 13.60 1109.40
- Aides Alimentaires 10.66 0.00 0.00 10.66
- Exportations 0.00 0.00 0.00 0.00
5. / EXCEDENT (+) DEFICIT (-) NET -76.11 -31.80 -140.52 -248.43
6. / DISPONI.CEREALES APPAR/Hbt 95.67 27.77 48.51 171.95
7. / NORME OFFICIELLE CONS./Hbt(Kg) 185.00
* Riz : Prod.Dispo = (Prod.Brute - 15%) * 70%
Autres Céréales : Prod.Dispo = Prod.Brute - 15%
** Consommations obtenues en applicant les normes de l'ex-post